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Le Manhattan écossais, parfumé d'une herbe monastique. Nommé d'après Robert Burns, le poète national de l'Écosse — un toast liquide à son pays.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Cocktail "up" tout en spiritueux : il se sert glacial.
Un scotch blended doux convient mieux qu'un single malt très tourbé, qui écraserait le Bénédictine.
Le stir lie le whisky, le vermouth et la liqueur en une texture soyeuse et limpide.
Le citron éclaire les notes miellées et herbacées du Bénédictine.
Acte I · L'Origine
Le Bobby Burns est un classique de l'entre-deux-guerres, popularisé par le « Savoy Cocktail Book » de Harry Craddock en 1930. C'est un cousin écossais du Manhattan : on remplace le whiskey américain par du scotch, et on ajoute une touche de Bénédictine, cette liqueur d'herbes et d'épices élaborée par les moines de Fécamp. Le nom rend hommage à Robert « Bobby » Burns, le poète national de l'Écosse — même si certains l'attribuent plutôt à un représentant en cigares de l'époque.
Le Bénédictine est la signature : quelques gouttes suffisent à napper le scotch et le vermouth de notes miellées, herbacées et épicées, qui prolongent la finale. Sec, profond, réconfortant, le Bobby Burns est l'un des plus beaux whiskies stirrés du répertoire classique — un Manhattan qui aurait pris l'accent des Highlands.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
Le Bobby Burns, c'est le Manhattan en kilt : le scotch à la place du seigle, le Bénédictine qui glisse son miel d'herbes sur le vermouth. Plus rond et plus mystérieux que l'original. Une main légère sur le Bénédictine — c'est un parfum, pas un ingrédient principal.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
Rusty NailScotch et Drambuie : l'autre grand classique écossais miellé.ManhattanLe modèle américain dont le Bobby Burns est la version écossaise.Blood and SandL'autre classique au scotch, fruité à la cerise et l'orange.Sources