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Paris, 1927. Un riche dandy américain, Erskine Gwynne, fonde une revue mondaine, *The Boulevardier*, et donne son nom à un cocktail. Prenez un Negroni, remplacez le gin par du whiskey : voilà le frère d'hiver, plus chaud, plus rond.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Mets un peu plus de whiskey (4,5 cl) que de Campari et de vermouth : il faut ça pour équilibrer l'amer.
On remue, jamais on ne secoue : on cherche une texture soyeuse et limpide.
Le gros glaçon dilue lentement et garde le cocktail net.
Acte I · L'Origine
Erskine Gwynne, neveu du magnat Alfred Vanderbilt et figure des nuits parisiennes des Années folles, dirige à Paris la revue *The Boulevardier*. Son cocktail est consigné par Harry MacElhone dans « Barflies and Cocktails » (1927), au Harry's New York Bar.
C'est un Negroni passé au whiskey : bourbon (ou rye) à la place du gin, Campari et vermouth rouge. Le résultat est plus chaud, plus boisé, moins mordant. Longtemps dans l'ombre du Negroni, il a profité de la même renaissance amer-spiritueux des années 2010 pour devenir un classique d'automne et d'hiver à part entière.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
Le Boulevardier n'est pas qu'un Negroni au whiskey : il demande un peu plus de spiritueux pour tenir tête au Campari. Un bon bourbon rond (ou un rye épicé), Campari, vermouth rouge, remué sur glace, zeste d'orange. Sur un gros glaçon ou servi « up » l'hiver.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
NegroniLe modèle au gin : plus sec, plus amer.ManhattanLe whiskey en vermouth, sans le Campari.Old FashionedLe whiskey nu : sucre, amers, zeste.Sources
International Bartenders Association, fiche officielle « Contemporary Classics » · IBA