Chargement de l’atlas
Pour décrocher une caisse de whiskey en pleine guerre, il fallait en acheter des dizaines de rhum. Un bar du Vieux Carré noya son surplus dans le fruit de la passion — et servit la tempête dans un verre en forme de lampe-tempête.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Un mélange de rhums (ambré + brun) donne plus de profondeur qu'un seul.
Pas de verre hurricane ? Un grand verre haut fait l'affaire — le galbe est folklore, pas obligation.
C'est un long drink : il se boit frais et dilué, sur la durée.
Acte I · L'Origine
Au Pat O'Brien's, dans le Vieux Carré de la Nouvelle-Orléans, au début des années 1940, le rationnement de la Seconde Guerre mondiale rebat les cartes : le whiskey manque, mais le rhum des Caraïbes afflue. Les distributeurs imposent d'acheter plusieurs caisses de rhum pour obtenir une caisse de spiritueux « nobles ».
Pour écouler ce rhum mal-aimé, Pat O'Brien, son associé Charlie Cantrell et le gérant George Oechsner Jr. bricolent avec les clients et un représentant un long drink : rhum, jus de fruit de la passion rouge, jus de citron. Servi dans un verre haut et galbé évoquant une lampe-tempête (hurricane lamp), le cocktail prend son nom — et devient l'emblème liquide de Bourbon Street.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
La carte postale liquide de la Nouvelle-Orléans : rouge, sucrée, festive, traître. Sous le fruit de la passion se cache une vraie dose de rhum — d'où les jambes flageolantes des touristes de Bourbon Street. Faite au frais avec du vrai jus, c'est un grand tiki ; au mélange tout fait, c'est un piège à sirop.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
Piña ColadaL’autre grand rhum tropical, crémeux et coco.Mai TaiLe tiki sec à l’amande, moins sucré.PainkillerLe cousin crémeux coco-ananas-muscade.Sources
Wikipedia, Hurricane (cocktail) · encyclopédieNOLA Now, The history of Pat O’Brien’s famous Hurricane · presse