Chargement de l’atlas
Atlas Culinaire · Suisse · Europe
La tarte de Pâques de la Bürgerküche bâloise, recette attestée depuis 1598
L'Osterfladen divise d'abord sur la garniture : riz au lait versus semoule de blé. La plus ancienne recette connue — Anna Wecker dans "Ein köstlich new Kochbuch" (Bâle, 1598) — prescrit une garniture à base de riz longuement cuit au lait avec jaunes d'oeufs, crème et sucre, sans semoule. Amalie Schneider-Schlöth, auteure du "Basler Kochbuch" (Bâle, 1858, éditions ultérieures 1892 et 1904) qui a codifié la cuisine bourgeoise bâloise, maintient le riz comme ingrédient de base et y ajoute de la crème fouettée. La version à la semoule, défendue par les confiseries industrielles du XXe siècle pour sa texture plus ferme et son moindre coût, est considérée par les historiens de la gastronomie suisse (Dominik Flammer, "Das kulinarische Erbe der Alpen", 2010) comme une simplification commerciale, non une variante traditionnelle. Deuxième débat : la pâte. La recette historique bâloise utilise une pâte feuilletée (Blätterteig) ou un Mürbeteig (pâte sablée) ; les versions de ménage actuelles glissent souvent vers une pâte brisée sans sucre. Troisième point : les raisins. Schneider-Schlöth les considère obligatoires ("Rosinen dürfen nicht fehlen") ; les pâtisseries contemporaines les proposent en option.
Un verre de Riesling d'Alsace voisine (Colmar est à 80 km de Bâle) ou un Chasselas suisse léger du Jura. Sans alcool : un jus de pomme trouble (Süssmost) ou un thé de Pâques aux fleurs de sureau fraîches.
6/10 — Spécialité de Pâques bien ancrée dans les ménages bâlois et bernois, vendue dans les pâtisseries de la région lors des semaines pascales. Peu connue hors de Suisse mais inscrite dans le patrimoine historique bâlois grâce à Anna Wecker (1598) et Amalie Schneider-Schlöth (1858). La version Slow Food ou artisanale au riz est en légère progression face aux versions industrielles à la semoule.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Mélanger farine, sucre glace et sel dans un saladier. Ajouter le beurre froid en dés et sabler rapidement du bout des doigts jusqu'à obtenir une texture sableuse. Ajouter l'œuf battu et amalgamer sans trop pétrir pour préserver le fondant. Former une boule, envelopper dans du film alimentaire et réfrigérer 30 minutes minimum.
Verser le riz et le lait dans une casserole à fond épais. Porter à ébullition douce en remuant, puis cuire à feu très doux environ 25 minutes en remuant régulièrement jusqu'à obtenir un porridge épais et crémeux. Le riz doit être fondant et la consistance nappante. Retirer du feu, incorporer la crème entière et laisser tiédir 15 minutes.
Dans un grand bol, battre les oeufs entiers avec le sucre jusqu'à léger blanchiment. Incorporer progressivement le riz tiède (pas chaud pour ne pas cuire les oeufs), puis ajouter la cannelle et les raisins égouttés. Mélanger jusqu'à homogénéité.
Préchauffer le four à 175 °C chaleur tournante. Abaisser la pâte refroidie sur 3-4 mm et foncer un moule à tarte de 26-28 cm. Piquer le fond à la fourchette. Verser l'appareil riz-crème sans remplir à ras bord (gonfle légèrement à la cuisson).
Enfourner dans le bas du four à 175 °C. Cuire 35-40 minutes jusqu'à ce que l'appareil soit pris (ne tremble plus au centre quand on bouge le moule) et légèrement doré en surface. Laisser refroidir complètement dans le moule avant de démouler.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.