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Atlas Culinaire · Tuvalu · Océanie
Fruit a pain cuit et petri avec le sirop de toddy et la creme de coco — le pain sucre des femmes de Tuvalu, fait pour durer
Solomei illustre la logique de conservation qui gouverne toute la cuisine d'atoll : ce plat n'existe pas parce que le fruit a pain est meilleur sucre — il existe parce que quand les uto (breadfruits) murissent tous en meme temps, il faut les transformer rapidement pour eviter la perte. La surproduction saisonniere imposait l'art de la transformation-conservation. Deuxieme tension : l'ajout de farine de ble. La farine est importee, donc post-contact colonial. Certains praticiens du Pacific Food Revival militent pour une version "pre-coloniale" pure, sans farine. Mais les femmes de Tuvalu documentees par le programme UNDP "Keeping the Tradition Alive" (2019) utilisent toutes de la farine aujourd'hui — c'est le pragmatisme de l'atoll : on prend ce qui fonctionne. Troisieme observation : l'absence de quantites precises dans TOUTES les sources natives est significative. Le solomei se fait a l'oeil, a la texture, en connaisseuse — les proportions ci-dessous sont une reconstitution prudente basee sur les descriptions disponibles.
Takai (bonbon de toddy) emietté par-dessus pour les grandes occasions, ou un trait de kamaimai en nappage. Tasse de the noir sucre (influence coloniale britannique) ou eau de coco froide.
Le solomei est documente dans le cadre du programme UNDP/UNDP Pacific "Keeping the Tradition Alive" (2019, Funafuti), qui cherchait a valoriser les recettes traditionnelles tuvaluanes aupres des jeunes generations. Son nom apparait aux cotes de fausi et fakapulu comme un "pain" de conservation — nourriture de voyage, de reserve, de don. Dans un atoll sans moyens de refrigeration, un dessert qui se garde 3 jours sans cuisson supplementaire represente un tresor logistique.
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Cuisson du fruit a pain — Cuire le uto jusqu'a tendrete complete — Cuire le fruit a pain entier : soit bouillir 30-40 min dans l'eau jusqu'a ce qu'une lame s'enfonce sans resistance ; soit rôtir entier au four 175°C pendant 60-75 min jusqu'a ce que la peau noircisse et que la chair soit fondante. Laisser tiedir.
Preparation de la pulpe — Peler, evider et ecraser — Peler le fruit a pain tiedi (la peau s'enleve facilement). Couper en quatre, oter le coeur central dur. Ecraser la pulpe a la fourchette ou au pilon jusqu'a consistance grossierement homogene — quelques grumeaux sont normaux et bienvenus.
Assemblage — Incorporer kamaimai, coco et farine — Dans la pulpe encore tiede, verser le kamaimai et la creme de coco. Melanger vigoureusement. Ajouter la farine progressivement en petantrissant jusqu'a obtenir une pate qui se tient mais reste souple (pas collante, pas seche). Ajuster avec plus de coco si trop sec.
Cuisson finale — Cuire en moule ou en feuilles de bananier — Option feuilles : diviser en 2 pains, envelopper serieusement dans des feuilles de bananier et fermer. Cuire au four 175°C, 60-70 min. Option moule : verser dans un moule beurre, couvrir de papier alu, cuire 175°C, 60 min.
Decoupe et service — Laisser refroidir et servir en tranches — Laisser reposer le solomei 15 min avant de couper. Servir en tranches tiedes ou froides. Se conserve 2-3 jours a temperature ambiante (tropical), plus longtemps au frais.
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Sourcer ou se taire
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