Chargement de lâatlas
Atlas Culinaire · Ăswatini · Afrique
MaĂŻs concassĂ© (samp) et haricots secs bouillis ensemble pendant trois heures puis liĂ©s Ă la poudre d'arachides â la satisfaction casĂ©euse et la croĂ»te dorĂ©e du fond baptisĂ©e skhokho en font le plat du partage et de la gĂ©nĂ©rositĂ© swazie
L'Umncushu est au cĆur de dĂ©bats d'identitĂ© nationale et de pratique culinaire. PREMIER DĂBAT â EST-CE LE VRAI PLAT NATIONAL ? Remitly Beyond Borders (National Dish of Eswatini Umncushu, 2024) dĂ©clare l'umncushu plat national sans ambiguĂŻtĂ© : « Umncushu is well-known in Swaziland. It is the main dish in Eswatini and is known as the country's national dish because it shows the way of life of Swazi people, who get a lot from working with the land. » Cependant, l'Eswatini ne possĂšde pas de dĂ©cret officiel dĂ©signant un plat national au sens lĂ©gal â la dĂ©signation repose sur une reconnaissance culturelle populaire et l'omniprĂ©sence du plat dans les foyers. Global Diversity Hub (Famous Dish in Eswatini, 2024) confirme cette perception nationale. DEUXIĂME DĂBAT â HARICOTS : JUGO, SUGAR BEANS OU COWPEAS. La recette canonique utilise les jugo beans (Vigna subterranea, pistaches bambara) selon Chef's Pencil et Travel Food Atlas â une lĂ©gumineuse native d'Afrique australe diffĂ©rente du haricot europĂ©en. Mais la majoritĂ© des recettes en ligne et la pratique urbaine actuelle utilisent les sugar beans (haricots rouges Ă taches blanches, Phaseolus vulgaris), plus disponibles et moins chers. Remitly et Together Women Rise admettent « any dried bean ». Les familles rurales du Lubombo maintiennent que seules les jugo beans sont authentiques â les haricots rouges urbains produisent un umncushu moins complexe en saveur. TROISIĂME DĂBAT â LES ARACHIDES : OPTIONNELLES OU OBLIGATOIRES. Chef's Pencil spĂ©cifie les arachides moulues comme ingrĂ©dient de liaison essentiel (« mixed with ground peanuts after boiling »). Together Women Rise le confirme. Mais la recette Afro Gist Media et certaines familles de Manzini n'en utilisent pas â l'umncushu serait alors simplement samp + haricots sans liant. Le skhokho au fond (la croĂ»te caramĂ©lisĂ©e) est universellement reconnu comme « the best part » (Remitly) et attribuĂ© aux invitĂ©s d'honneur selon le protocole d'hospitalitĂ© siSwati.
RagoĂ»t de bĆuf (inyama yenkhomo) pour les grandes occasions. En version quotidienne : emasi (lait fermentĂ©) versĂ© dessus pour contraster le chaud/froid. Tjwala (biĂšre de sorgho) pour les festivitĂ©s familiales. Eau fraĂźche ou thĂ© noir. L'umncushu est un plat complet suffisant â il n'exige pas obligatoirement une viande pour ĂȘtre satisfaisant nutritionnellement.
DĂ©clarĂ© plat national de l'Eswatini par consensus culturel populaire selon Remitly Beyond Borders (2024) et Global Diversity Hub (2024). Chef's Pencil le positionne en tĂȘte de son Top 20. PrĂ©sent dans tous les repas familiaux importants, les cĂ©rĂ©monies Incwala et Umhlanga, les mariages et les rites de deuil. Sa longue cuisson (3h) en fait un plat de patience et d'abondance â on le prĂ©pare quand on a du temps et qu'on attend des invitĂ©s. La FAO cite le samp et les haricots comme combo de premier plan pour la sĂ©curitĂ© alimentaire en Afrique australe (protĂ©ines complĂštes vĂ©gĂ©tales). Note 9/10 : plat identitaire le plus fort d'Eswatini.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
PrĂ©paration â Faire tremper le samp et les haricots â La veille, rincer les haricots secs Ă l'eau froide. Placer dans un grand bol, couvrir de 3x leur volume d'eau froide et laisser tremper 12 heures minimum (idĂ©alement une nuit complĂšte). Faire de mĂȘme avec le samp dans un bol sĂ©parĂ©, en le couvrant d'eau fraĂźche. Le trempage sĂ©parĂ© est essentiel : le samp et les haricots absorbent diffĂ©remment et ont des temps de cuisson distincts. AprĂšs trempage, Ă©goutter et rincer les deux Ă l'eau froide. Les haricots peuvent avoir doublĂ© de volume â c'est normal.
Cuisson haricots â Cuire les haricots seuls en premier â Dans une grande marmite Ă fond Ă©pais, placer les haricots Ă©gouttĂ©s et couvrir de 2 L d'eau froide non salĂ©e. Porter Ă Ă©bullition franche. Ăcumer la mousse blanche qui remonte en surface durant les 5 premiĂšres minutes â c'est l'amidon et les saponines qui s'Ă©chappent. RĂ©duire Ă feu moyen-doux et cuire Ă couvert pendant 45 minutes. Les haricots doivent ĂȘtre Ă mi-cuisson â encore lĂ©gĂšrement fermes au cĆur mais plus durs.
Ajout samp â Incorporer le samp Ă mi-cuisson â AprĂšs 45 min de cuisson des haricots, ajouter le samp Ă©gouttĂ© dans la mĂȘme marmite. Ajouter si nĂ©cessaire 500 ml d'eau pour maintenir le niveau â le samp absorbera beaucoup. Remuer pour mĂ©langer. Couvrir et continuer Ă cuire Ă feu moyen-doux pendant 90 minutes supplĂ©mentaires. Remuer toutes les 20-25 minutes en vĂ©rifiant le niveau d'eau. La masse va progressivement s'Ă©paissir et devenir pĂąteuse.
Moulage arachides â Incorporer les arachides moulues â TorrĂ©fier lĂ©gĂšrement les arachides crues dans une poĂȘle sĂšche Ă feu moyen (3-4 min, en remuant), puis les moudre grossiĂšrement au pilon ou au moulin : il doit rester de petits Ă©clats, pas une poudre fine. Ajouter les arachides moulues dans la marmite et remuer vigoureusement pour les incorporer Ă la masse. Saler maintenant. Cuire encore 15 minutes Ă feu doux pour que les arachides s'intĂšgrent et donnent leur corps Ă l'ensemble.
Formation skhokho â Laisser former le skhokho en silence â AprĂšs incorporation des arachides et du sel, rĂ©duire au minimum absolu du feu. DĂ©couvrir partiellement. Ne plus remuer. Attendre 15 Ă 20 minutes. Un lĂ©ger crĂ©pitement doux indique que la croĂ»te du fond (skhokho) est en train de se caramĂ©liser. La masse va lĂ©gĂšrement rĂ©trĂ©cir et se dĂ©tacher des bords. Si l'odeur forte apparaĂźt, retirer immĂ©diatement du feu.
Service â Servir chaud avec le skhokho Ă l'honneur â Retirer la marmite du feu. Passer dĂ©licatement une spatule le long des bords pour dĂ©coller l'umncushu. Retourner sur un plat de service ou servir directement Ă la cuillĂšre dans des bols individuels. Gratter soigneusement le skhokho et le disposer en une piĂšce Ă cĂŽtĂ© â le prĂ©senter en premier aux invitĂ©s d'honneur selon le protocole d'hospitalitĂ© siSwati. Umncushu peut ĂȘtre accompagnĂ© d'un filet d'emasi froid, d'un ragoĂ»t de bĆuf ou simplement d'eau.
Tradition â Le geste du partage communautaire â Selon la tradition siSwati documentĂ©e par Together Women Rise et le SNTC, l'umncushu est un plat communautaire â on pose la marmite au centre, chacun se sert avec la main droite ou Ă la cuillĂšre selon l'Ăąge. Les enfants mangent avec les adultes; les anciens reçoivent le skhokho en prioritĂ©. Dans les cĂ©rĂ©monies de mariage et de deuil, l'umncushu est prĂ©parĂ© en trĂšs grandes quantitĂ©s par les femmes du clan â sa prĂ©paration collective est en soi un acte social.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier Ă cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.