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« Bijou » : un joyau à trois pierres. Le rubis du vermouth, l'émeraude de la Chartreuse, le diamant du gin — Harry Johnson a composé un cocktail comme une bague.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Servi "up" et tout en spiritueux, le Bijou doit rester glacial.
Le ratio historique est à parts égales gin-vermouth-Chartreuse ; aujourd'hui on réduit souvent la Chartreuse pour l'alléger.
Le stir lie ces trois ingrédients puissants en une texture soyeuse, sans aérer.
Le zeste éclaire l'ensemble dense et herbacé d'une note d'agrume.
Acte I · L'Origine
Le Bijou est l'œuvre de Harry Johnson, l'un des pères fondateurs du métier de barman, qui le publie dans l'édition 1900 de son « Bartenders' Manual ». Le nom — « bijou » en français — n'est pas un hasard : Johnson voulait un cocktail à l'image d'un joyau serti de trois pierres. Le vermouth rouge pour le rubis, la Chartreuse verte pour l'émeraude, le gin pour le diamant.
À parts généreuses, ces trois ingrédients puissants forment un cocktail dense, herbacé et complexe, scellé d'un trait d'orange bitters. Longtemps oublié au profit du Martini et du Manhattan, le Bijou est revenu en grâce avec la redécouverte des classiques du XIXe siècle. C'est un cocktail d'amateurs avertis : la Chartreuse verte, intense, ne pardonne pas l'à-peu-près.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
Le Bijou, c'est trois caractères forts qui apprennent à cohabiter : le genièvre, l'amer-doux du vermouth, l'explosion herbacée de la Chartreuse. Dense et solennel, presque un digestif. Tout l'enjeu est de doser la Chartreuse pour qu'elle parfume sans étouffer ses deux compagnons.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
MartinezAncêtre du Martini, gin et vermouth doux, marasquin.Last WordAutre classique à la Chartreuse verte, à parts égales.NegroniLe grand amer-doux au gin, vermouth et Campari.Sources