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La Havane, El Floridita. Hemingway, diabétique et assoiffé, réclame son Daiquiri sans sucre et à double dose. Le barman ajoute pamplemousse et marasquin. « Papa Doble » — le Daiquiri de l'écrivain était né.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Aucun sucre : c'est volontaire. Le marasquin apporte la seule touche douce.
Sans sucre, le froid et la dilution juste sont essentiels à l'équilibre.
« Up » comme un Daiquiri, ou frappé façon Floridita.
Acte I · L'Origine
Le Hemingway Special (ou Daiquiri n°3, ou « Papa Doble ») naît à La Havane au bar El Floridita, sous la main de Constantino Ribalaigua, le maître du Daiquiri frappé, pour son client le plus célèbre. Ernest Hemingway, diabétique et grand buveur, demandait son Daiquiri sans sucre et à double ration de rhum.
Ribalaigua équilibre cette austérité par du jus de pamplemousse et une pointe de marasquin : moins sucré qu'un Daiquiri classique, plus complexe, plus sec. C'est devenu une variante à part entière du répertoire IBA, et un pèlerinage pour qui passe au Floridita, où la statue de bronze d'Hemingway veille toujours sur le comptoir.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
Le Hemingway Special n'a PAS de sucre ajouté : c'est tout son sens. Rhum blanc (généreux), jus de pamplemousse, jus de citron vert, une pointe de marasquin, secoués très froid et servis « up » ou frappés à la glace pilée. Sec, agrume, légèrement amer. Pas pour les palais sucrés.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
DaiquiriLe modèle dont il est la variante sèche et sans sucre.MojitoL'autre verre cubain d'Hemingway, à la menthe.Don's Special DaiquiriLa relecture tiki du Daiquiri, plus complexe.Sources
International Bartenders Association, fiche officielle « Contemporary Classics » (Hemingway Special) · IBA