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Dans un village des Alpes italiennes, un barman cherche un apéritif plus frais que le Spritz orange. Du prosecco, des fleurs de sureau, de la menthe : il faillit l'appeler « Otto », se ravisa, et le baptisa Hugo.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Comme tout spritz, le Hugo se boit long et très frais : beaucoup de glace.
Sirop = plus doux et sans alcool ; liqueur (type St-Germain) = plus parfumée et un peu plus forte.
Le prosecco donne la bulle, l'eau gazeuse allège : on veut un verre désaltérant, pas sirupeux.
Froisser la menthe libère ses huiles : le nez du Hugo, c'est elle.
Acte I · L'Origine
En juin 2005, à Naturno (Naturns), dans le Tyrol du Sud, le barman Roland « AK » Gruber veut offrir à son bar Sanzeno une alternative au Spritz Veneziano à l'Aperol, trop amer et trop orange à son goût. Il marie prosecco, sirop (d'abord de mélisse, vite remplacé par le sureau, plus facile à trouver), eau gazeuse et menthe fraîche.
Le nom est choisi au hasard : il pense d'abord à « Otto », n'aime pas, et opte pour « Hugo ». Léger, floral, désaltérant, le cocktail déborde des frontières du Tyrol et conquiert l'Allemagne, l'Autriche puis toute l'Europe. En quelques étés, le Hugo devient le grand rival du Spritz orange sur les terrasses.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
Le spritz qui a troqué l'amer pour le floral. Tout en finesse : la bulle, le sureau qui parfume sans alourdir, la menthe qui claque, le citron vert qui réveille. Dangereusement facile — c'est un apéritif, pas un dessert, gardez la main légère sur le sirop.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
SpritzLe cousin orange-amer à l’Aperol.MimosaL’autre apéritif pétillant, au jus d’orange.Sources
Wikipedia, Hugo (cocktail) · encyclopédieDifford’s Guide, Hugo Spritz · base