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La Nouvelle-Orléans, milieu du XIXᵉ. Un apothicaire créole, ses amers maison, un verre rincé d'absinthe. On le dit le plus vieux cocktail d'Amérique — et la ville en a fait son cocktail officiel.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Le Sazerac se boit glacé mais SANS glace : on refroidit le verre à l'avance.
Le rinçage d'absinthe parfume tout le verre d'anis sans le noyer.
Peychaud's, pas Angostura : c'est sa signature florale-anisée.
L'huile de citron parfume le nez ; le zeste lui-même, traditionnellement, ne reste pas dans le verre.
Acte I · L'Origine
Le Sazerac doit son nom au cognac Sazerac de Forge & Fils, servi au Sazerac Coffee House de La Nouvelle-Orléans au milieu du XIXᵉ siècle, et relevé des amers de l'apothicaire Antoine Amédée Peychaud. À l'origine au cognac, il bascule au rye américain après que le phylloxéra eut ravagé les vignes françaises dans les années 1870.
Son rituel est immuable : un verre glacé rincé d'absinthe (aujourd'hui souvent du Herbsaint), du rye, du sucre, des amers Peychaud, remué, sans glace dans le verre, et un zeste de citron qu'on n'y dépose pas. En 2008, la Louisiane en a fait son cocktail officiel — consécration d'un monument.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
Le Sazerac ne se sert jamais sur glace : on refroidit le verre à part, on le rince d'absinthe, on y coule le rye remué avec sucre et amers Peychaud. Le zeste de citron, on l'exprime au-dessus… et on le jette (les puristes ne le déposent pas dans le verre). Sec, anisé, profond.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
Old FashionedLe cocktail primitif, sans l'absinthe ni le Peychaud.Vieux CarréL'autre monument de NOLA : rye, cognac, vermouth, Bénédictine.Remember the MaineUn Manhattan au rye relevé d'absinthe et de cherry brandy.Sources
International Bartenders Association, fiche officielle « The Unforgettables » · IBA