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Atlas Culinaire · Afrique du Sud · Afrique
Le pain que la braise cuit à nu, la cendre pour seule croûte.
Le vrai dĂ©bat n'est pas la pĂąte mais le rapport Ă la cendre, et il oppose deux Ă©coles. Kobus van der Merwe (Wolfgat, Strandveldfood) tranche pour la cuisson nue : la pĂąte va directement sur les braises, on la recouvre de braises, et la fine pellicule de cendre qui reste une fois les braises Ă©poussetĂ©es donne cette dĂ©licieuse fumĂ©e, la cendre Ă©tant la croĂ»te, qu'on brosse mais qu'on ne craint pas. Ă l'opposĂ©, beaucoup de puristes du braai enveloppent aujourd'hui la pĂąte dans du papier pour Ă©viter tout contact, ce qui produit un roosterkoek dĂ©guisĂ© et non un askoek. Second point tranchĂ©, farine contre maĂŻs : l'askoek sud-africain est un pain de farine de blĂ© levĂ©e Ă la levure, pas la galette de maĂŻs qu'est le ash cake nord-amĂ©ricain, la racine khoisan de racines et bulbes broyĂ©s cuits dans la cendre Ă©tant l'ancĂȘtre mais l'askoek moderne bien levĂ© au blĂ©. La ligne rouge du dĂ©doublonnage, martelĂ©e par la Daily Maverick : l'askoek se cuit directement dans les braises en forme ovale irrĂ©guliĂšre, quand le roosterkoek (ZA025) cuit sur la grille en rectangle rĂ©gulier, et le vetkoek (ZA013) est frit. Le brossage de la cendre aprĂšs cuisson n'est pas optionnel, c'est le geste signature, celui-lĂ mĂȘme que le rieldans transforme en pas de danse. Sources adossĂ©es dans sources[] (dailymaverick.co.za, eatout.co.za, taste.co.za).
Beurre salĂ© fondant, beurre d'herbes du fynbos et miel strandveld ; boerewors sortie des mĂȘmes braises ; confiture de figues du Karoo, cafĂ© rooibos.
8/10 â institution absolue des braai de la CĂŽte Ouest et du Karoo ; hors d'Afrique du Sud quasi inconnu, Ă©clipsĂ© par le roosterkoek et le vetkoek, mais objet de fiertĂ© patrimoniale forte, rĂ©habilitĂ© par la fine gastronomie (Wolfgat).
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Feu â PrĂ©parer le feu d'abord â Monter un grand feu de bois dur et le laisser retomber en braises rouges couvertes d'un voile gris, quarante Ă quarante-cinq minutes avant. On cuit sur braise mourante, jamais sur flamme. Les braises rougeoient sous une pellicule de cendre, la chaleur de la main tenable environ trois secondes Ă quinze centimĂštres. Trop de flamme donne un pain carbonisĂ© et cru dedans : attendre et Ă©taler les braises.
Le pourquoiOn cuit sur braise mourante, jamais sur flamme vive.
Levain â DĂ©tremper la levure â Fouetter l'eau tiĂšde avec la levure et l'huile ou le miel, et laisser mousser dix minutes. On rĂ©veille la levure et on garantit la pousse. La surface devient mousseuse. Pas de mousse signale une levure morte, Ă recommencer.
Le pourquoiLe test de moussage garantit la pousse Ă venir.
PĂąte â PĂ©trir â MĂ©langer la farine, le sel et le sucre, incorporer le liquide et pĂ©trir jusqu'Ă une pĂąte lisse et Ă©lastique. La pĂąte se dĂ©colle des mains et rebondit au doigt. Trop collante, un voile de farine ; sĂšche et craquelĂ©e, une cuillĂšre d'eau.
Le pourquoiLe gluten développé donne une mie qui résistera à l'enfouissement.
Pousse â Laisser doubler â Couvrir et laisser doubler de volume. Le dioxyde de carbone de la fermentation donne une mie aĂ©rĂ©e qui rĂ©sistera Ă l'enfouissement. Le volume double et l'empreinte du doigt remonte lentement. Un endroit chaud et Ă l'abri des courants d'air accĂ©lĂšre la pousse.
Le pourquoiLa pousse donne la mie aérée qui tient à l'enfouissement.
Façonnage â Former des ovales aplatis â Diviser la pĂąte en quatre Ă six pĂątons et former des ovales aplatis de deux Ă trois centimĂštres d'Ă©paisseur. Un pain plat cuit vite et rĂ©guliĂšrement dans la braise, un pain trop Ă©pais brĂ»le dehors et reste cru au cĆur. On veut une galette ovale rustique, pas une boule.
Le pourquoiUne galette plate cuit vite et réguliÚrement dans la braise.
Cuisson â Enfouir dans les braises â Ăpousseter un peu la surface des braises, poser les ovales directement dessus, puis pelleter des braises par-dessus pour les enfouir, cuire une dizaine de minutes, dĂ©gager, retourner, remettre des braises et encore une dizaine de minutes. La chaleur enveloppante cuit complĂštement, c'est l'ancre de l'askoek. Le repĂšre dĂ©cisif est que le pain sonne creux quand on toque le dessous du doigt. Un son mat et lourd demande de renfouir trois Ă quatre minutes.
Le pourquoiLa chaleur enveloppante de la braise cuit le pain Ă cĆur.
Service â Brosser et beurrer â Sortir le pain et brosser Ă©nergiquement toute la cendre et le charbon au pinceau Ă pĂątisserie, le geste signature du rieldans, puis fendre chaud et garnir de beurre salĂ© fondant. La croĂ»te est gris-dorĂ©, le dessous fumĂ©, la mie chaude et moelleuse. Une cendre incrustĂ©e se retire Ă la brosse sĂšche puis au torchon, jamais Ă l'eau qui dĂ©tremperait le pain.
Le pourquoiLe brossage à sec retire la cendre en gardant le goût fumé.
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Sourcer ou se taire
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