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Atlas Culinaire · Macao · Asie
Le gâteau pudding de la cuisine de fusion macaïse — patate douce, lait de coco et beurre en héritage lusitano-asiatique
La Batatada divise les familles macaïses sur un point fondamental : batata ordinaire ou batata doce ? Le restaurant Riquexó de Dona Aida de Jesus, institution disparue de la péninsule, servait une version à la pomme de terre blanche dont la texture rappelait un cheesecake dense — version que les vieilles familles luso-macaïses considèrent comme l'originale, le mot batatada dérivant du portugais batata (pomme de terre), introduite en Extrême-Orient par les Portugais dès le XVIe siècle. La variante à la patate douce, aujourd'hui majoritaire dans les recettes publiées et promue par la Confraria da Gastronomia Macaense, reflète au contraire l'évolution pragmatique de la cuisine macaïse intégrant les tubercules sucrés disponibles localement, auxquels la noix de coco apporte une rondeur caractéristique. Chef Abe Conlon, spécialiste de la cuisine macaïse cité dans The Cleaver Quarterly, rappelle que ces recettes sont une tradition orale transmise de génération en génération et que chaque famille garde sa propre proportion sucre/beurre/œuf comme un secret de clan — rendant toute version officielle sujette à débat.
Thé noir fort style anglais (western black tea), thé oolong de Wuyi, ou porto ruby en accord dessert
Dessert servi aux cérémonies du Chá-Gordo (thé gras) macaïs — fêtes catholiques, baptêmes, mariages — dans les familles luso-macaïses. Aujourd'hui rarissime en restaurant ; sa préparation reste une affaire de cuisine familiale transmise oralement.
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Éplucher la patate douce et la couper en morceaux de 3-4 cm. La cuire à la vapeur 20-25 minutes jusqu'à ce qu'elle soit très tendre (tester avec la pointe d'un couteau qui doit s'enfoncer sans résistance). Écraser à la fourchette, puis passer au tamis fin pour obtenir une purée parfaitement lisse. Laisser tiédir. On doit obtenir environ 350-380g de purée après cuisson.
Préchauffer le four à 180°C chaleur tournante (ou 190°C four statique). Beurrer généreusement un moule rectangulaire de 20×25 cm ou un moule rond de 22 cm, puis fariner légèrement. Tapisser le fond de papier cuisson pour faciliter le démoulage.
Dans un grand saladier, battre le beurre mou avec le sucre en poudre au batteur électrique pendant 3-4 minutes jusqu'à obtenir un mélange pâle, gonflé et crémeux. La couleur doit virer du jaune soutenu à un ivoire clair — signe que l'air est bien incorporé.
Ajouter les 3 jaunes d'oeufs un par un en battant bien entre chaque ajout, puis l'œuf entier, puis le lait concentré sucré. Continuer à battre jusqu'à obtenir une crème lisse, homogène et légèrement mousseuse.
Tamiser la farine et le sel sur la préparation. Incorporer délicatement à la maryse en alternant avec la purée de patate douce et le lait de coco. Mélanger jusqu'à homogénéisation complète sans battre vigoureusement. Si on utilise la noix de coco râpée, l'incorporer à ce stade.
Verser la pâte dans le moule préparé. Lisser la surface avec une spatule. Saupoudrer éventuellement de noix de coco râpée sur le dessus. Enfourner au milieu du four et cuire 55-65 minutes. Le gâteau est cuit quand la surface est dorée, les bords commencent à se détacher du moule, et une brochette insérée au centre ressort propre ou avec quelques miettes humides.
Laisser le gâteau refroidir dans le moule pendant 15 minutes avant de le démouler sur une grille. Attendre au minimum 2 heures avant de couper : la texture se stabilise complètement en refroidissant. Saupoudrer de sucre glace tamisé au moment de servir. Couper en parts généreuses et servir à température ambiante.
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