Chargement de l’atlas
Atlas Culinaire · Guadeloupe · Amériques
Les beignets qui accompagnent les mas et les tambours : cannelle, muscade, zeste de citron vert et un trait de rhum vieux.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Délayez la levure de boulanger dans l'eau tiède avec une cuillère de sucre prélevée sur le total, puis laissez reposer dix minutes jusqu'à ce qu'une mousse se forme en surface — c'est le premier geste que prescrit la recette officielle du Comité du Tourisme. L'eau doit être tiède, jamais chaude : au-delà de 37 °C la levure meurt. Si rien ne mousse, la levure est morte et la pâte ne lèvera pas. Recommencez avec un sachet neuf plutôt que d'espérer.
Versez la farine, le sucre restant et la pincée de sel dans un grand saladier, creusez un puits et cassez-y les œufs, puis versez la levure activée. Mélangez au fouet du centre vers l'extérieur pour incorporer la farine progressivement et obtenir une pâte lisse, sans grumeaux. Détendez au lait si elle est trop épaisse. Elle doit tomber lourdement de la cuillère en formant un ruban qui s'efface lentement.
Ajoutez la cannelle, la muscade râpée, le zeste de citron vert et la vanille, puis le rhum vieux, et mélangez pour répartir les parfums dans toute la masse — c'est l'ordre exact de la recette officielle guadeloupéenne, les épices entrent après la pâte et non avec la farine. Le rhum peut être omis pour les enfants, l'alcool s'évaporant de toute façon à la friture. La pâte doit embaumer avant même de cuire.
Couvrez le saladier d'un torchon et laissez reposer deux heures à température ambiante, à l'abri des courants d'air — la durée exacte que donne la recette officielle. La pâte doit gonfler nettement et se couvrir de bulles. C'est ce repos qui distingue le beignet de carnaval antillais d'une simple pâte à beignet, et rien ne le remplace. Elle aura presque doublé et exhalera une odeur de fermentation.
Faites chauffer l'huile dans une bassine profonde jusqu'à 175-180 °C : à cette température, un peu de pâte jetée dedans remonte immédiatement en grésillant et dore en une minute et demie. Trop froide, l'huile est absorbée et les beignets sont gras ; trop chaude, ils brunissent en surface et restent crus. Vérifiez avec un thermomètre si vous en avez un. L'huile doit frémir sans fumer.
Déposez de petites cuillerées de pâte dans l'huile chaude, quatre ou cinq à la fois seulement, et laissez dorer une minute et demie de chaque côté en les retournant à l'écumoire — la recette officielle parle bien de « petites cuillerées frites des deux côtés ». Ne surchargez jamais la bassine : chaque beignet fait chuter la température. Ils doivent gonfler et devenir brun doré uniforme. Égouttez sur papier absorbant.
Saupoudrez généreusement de sucre glace pendant que les beignets sont encore brûlants : la chaleur le fait légèrement fondre et adhérer, alors que sur un beignet froid il reste en poudre et tombe. Servez immédiatement, en montagne dans un grand plat, pendant les jours gras du carnaval guadeloupéen. Ils se mangent à la main, tièdes. Un beignet de carnaval ne se garde pas — il se dévore le jour même.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.