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Atlas Culinaire · Norvège · Europe
Beignet sphérique frit dans la graisse (smult) selon la définition du Norsk akademis ordbok — garni de crème pâtissière à la vanille et de confiture de framboises, roulé dans le sucre cristal, version nordique du Berliner allemand et cousin direct du donut américain.
La définition du NAOB (Det Norske Akademis ordbok, https://naob.no/ordbok/berlinerbolle) est sans ambiguïté : « bolle kokt i smult, rullet i sukker eller melis og vanligvis fylt med syltetøy » — une bolle cuite dans la graisse (smult = saindoux/huile), pas au four. Cette définition fonde le consensus des boulangers traditionnels norvégiens. Or depuis 2023-2025, plusieurs industriels ont proposé des berlinerboller « au four » ou « à l'air fryer » au nom de la réduction des graisses : Det søte liv (https://www.detsoteliv.no/oppskrift/berlinerboller-stekt-i-airfryer) publie une recette airfryer présentée comme alternative santé. Ces versions sont vivement critiquées par les puristes : « la croûte d'un berlinerbolle au four est sèche et pâteuse — il manque le croquant léger et le moelleux intérieur de la friture » (Kakefabrikken, https://www.kakefabrikken.com/2021/04/14/berlinerboller/). La garniture divise aussi : confiture de framboises (tradition nationale, appuyée par TINE Kjøkken, https://www.tine.no/oppskrifter/bakst/sot-gjarbakst/berlinerboller) versus crème pâtissière à la vanille seule (Ida Gran Jansen, https://idagranjansen.com/oppskrifter/berlinerboller-med-vaniljekrem). À Tromsø, le berlinerbolle prend le nom de « solbolle » (bolle du soleil) et n'est consommé que les jours entourant le 21 janvier, date du retour du soleil après la nuit polaire — version festive et saisonnière unique au Grand Nord.
Café noir (kaffe) ou chocolat chaud (varm kakao) ; thé de l'après-midi ; lait froid pour les enfants
Le berlinerbolle est l'un des beignets les plus populaires de Norvège, présent dans toutes les boulangeries du pays (bakerier) et dans les supermarchés. Il tire son nom du Berliner Pfannkuchen (beignet de Berlin), témoignage des échanges commerciaux germano-norvégiens. À Tromsø (Nord de la Norvège, au-delà du cercle polaire arctique), le berlinerbolle est rebaptisé « solbolle » (bolle du soleil) et sa consommation est rituellement associée au 21 janvier, jour du retour du soleil après la nuit polaire hivernale — une tradition locale forte documentée par plusieurs médias norvégiens.
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à faire en premier (doit refroidir) — Fendre la gousse de vanille en deux dans la longueur, gratter les graines. Chauffer le lait avec la gousse et ses graines jusqu'au premier frémissement. Dans un bol, fouetter vigoureusement les jaunes d'oeufs, le sucre et la fécule de maïs jusqu'à blanchiment (2 minutes). Verser la moitié du lait chaud sur le mélange jaunes-sucre en fouettant sans cesse pour éviter la coagulation. Reverser l'ensemble dans la casserole, chauffer à feu moyen en remuant continuellement jusqu'à épaississement (2 à 3 minutes après les premiers bouillons). Retirer du feu, incorporer le beurre froid, filmer au contact, réserver au réfrigérateur. La crème doit être froide et ferme avant utilisation.
10 minutes — Émietter la levure dans le lait tiède, ajouter 1 cuillère à café de sucre, laisser mousser 10 minutes. Dans un grand bol, mélanger farine, sucre, sel et cardamome. Creuser un puits, verser le lait-levure et les oeufs battus. Pétrir 8 minutes à la main ou au robot (crochet). Incorporer le beurre ramolli en 3 fois, en pétrissant 2 minutes après chaque ajout jusqu'à absorption totale. La pâte doit être lisse, souple et légèrement collante — ne pas ajouter de farine.
Former la pâte en boule, placer dans un bol légèrement huilé, couvrir d'un film alimentaire ou d'un linge humide. Laisser lever à 22-24 °C pendant 60 minutes jusqu'au doublement de volume. Dégazer en repliant la pâte deux fois sur elle-même.
14 pièces de 60-65 g — Déposer la pâte sur le plan de travail légèrement fariné. Peser et diviser en 14 boules de 60 à 65 g chacune. Bouler en roulant chaque morceau sous la paume de la main sur le plan de travail, en exerçant une légère pression et en décrivant des cercles serrés jusqu'à obtenir une boule bien ronde et tendue sans couture visible au dos. Poser sur plaques tapissées de papier cuisson, espacées de 5 cm.
Couvrir les boules d'un linge et laisser reposer 20 à 30 minutes à température ambiante. Elles doivent gonfler légèrement (pas doubler). Pendant ce temps, chauffer l'huile dans une casserole à fond épais ou une friteuse à 160-170 °C. Mesurer avec un thermomètre — la température est critique pour la réussite.
or uniforme — Glisser délicatement 2 à 3 boules à la fois dans l'huile chaude (pas plus — trop de pièces abaissent la température). Frire 3 minutes jusqu'à brun doré. Retourner UNE FOIS avec une écumoire, frire encore 3 minutes sur l'autre face. La boule doit être uniformément dorée sur les deux hémisphères avec une ligne pâle au milieu (la « ceinture » caractéristique). Retirer et poser sur grille ou papier absorbant. Rouler immédiatement dans le sucre cristal pendant qu'ils sont chauds — le sucre adhère mieux à chaud.
Laisser les berlinerboller refroidir 15 minutes (trop chauds, ils rejetteraient la crème). Remplir une poche à douille munie d'un embout fin (5-6 mm) avec la crème pâtissière froide et ferme. Enfoncer l'embout sur le côté du beignet (pas par le dessus), injecter 25-30 g de crème jusqu'à sentir une légère résistance. Avec une deuxième poche, injecter 10-15 g de confiture de framboises à côté de la crème, dans la même ouverture. Saupoudrer de sucre glace pour finition ou laisser le sucre cristal de roulage suffire.
déguster le jour même — Les berlinerboller sont à leur apogée tièdes (30 minutes après friture) ou à température ambiante dans les 4 heures. Ils ne se conservent pas au réfrigérateur (la pâte rassit en durcissant). Pour une production avancée : faire lever la pâte la veille au réfrigérateur, frire le matin, garnir 1 heure avant service. À Tromsø, le « solbolle » est servi le 21 janvier pour fêter le retour du soleil après la nuit polaire — tradition hivernale unique au Grand Nord norvégien.
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