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Atlas Culinaire · Guadeloupe · Amériques
Ferme et fondant Ă la fois : le dessert coco des Antilles, qui tremble sans s'effondrer.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
RĂąpez la chair d'une noix de coco fraĂźche, versez dessus du lait tiĂšde et laissez infuser une nuit au rĂ©frigĂ©rateur, puis pressez fermement Ă travers un linge pour extraire tout le liquide â c'est la mĂ©thode que recommande Tatie Maryse, qui juge que « le jeu en vaut la chandelle ». Le lait obtenu est plus parfumĂ© et moins gras qu'en boĂźte. Il doit ĂȘtre blanc, opaque et sentir franchement la noix fraĂźche. Une boĂźte de lait de coco entier reste une alternative parfaitement honnĂȘte.
Plongez les feuilles de gĂ©latine dans un grand bol d'eau trĂšs froide et laissez-les ramollir dix minutes, jusqu'Ă ce qu'elles soient souples et translucides. L'eau doit ĂȘtre froide : dans de l'eau tiĂšde, la gĂ©latine se dissout en partie et vous perdez du pouvoir gĂ©lifiant sans le savoir. Essorez-les fermement entre les mains avant usage. Elles doivent ĂȘtre molles comme un tissu mouillĂ©, sans morceau dur au centre.
RĂ©unissez le lait de coco, les deux laits concentrĂ©s, les graines et la gousse de vanille fendue, le zeste de citron vert et la pincĂ©e de cannelle dans une casserole, et chauffez Ă feu doux en remuant jusqu'Ă frĂ©missement â surtout pas jusqu'Ă l'Ă©bullition. Laissez infuser cinq minutes hors du feu, couvert. Le mĂ©lange doit fumer lĂ©gĂšrement et sentir franchement la vanille et le coco. Retirez la gousse.
Retirez la casserole du feu, attendez une minute que la tempĂ©rature retombe, puis ajoutez les feuilles de gĂ©latine essorĂ©es une Ă une en remuant au fouet jusqu'Ă dissolution complĂšte. La gĂ©latine perd son pouvoir gĂ©lifiant au-delĂ de 80 °C : le mĂ©lange doit ĂȘtre chaud, jamais brĂ»lant. Aucun filament ne doit rester visible. Ajoutez le rhum vieux Ă ce moment si vous en mettez.
Versez le mĂ©lange dans un moule Ă savarin, des ramequins ou des verrines, laissez tiĂ©dir Ă tempĂ©rature ambiante puis placez au rĂ©frigĂ©rateur pour quatre heures au minimum â six pour un dĂ©moulage sĂ»r. Ne mettez jamais au congĂ©lateur pour accĂ©lĂ©rer : la gĂ©latine y forme des cristaux et la texture devient granuleuse. Le dessert doit trembler quand on secoue le moule sans que la surface ne bouge. Couvrez d'un film au contact pour Ă©viter la peau.
Passez la lame d'un couteau fin le long des bords, trempez le moule dix secondes dans l'eau chaude, posez le plat de service par-dessus et retournez d'un geste franc. Le blanc-manger doit se dĂ©coller d'un bloc, brillant et net. S'il rĂ©siste, replongez cinq secondes plutĂŽt que de forcer. Dressez avec un coulis de fruits de la Passion et une pluie de coco rĂąpĂ©e torrĂ©fiĂ©e. La surface doit ĂȘtre lisse et luisante.
Le blanc-manger coco se conserve deux Ă trois jours au rĂ©frigĂ©rateur, couvert d'un film au contact pour qu'il ne prenne ni peau ni odeurs â c'est la durĂ©e que donne Tatie Maryse. Il ne se congĂšle pas : la gĂ©latine relargue son eau Ă la dĂ©congĂ©lation et le dessert devient spongieux. Sortez-le dix minutes avant de servir. Il doit rester ferme mais fondant sous la cuillĂšre.
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Sourcer ou se taire
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