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Atlas Culinaire · Irak · Asie
La soupe assyrienne au yaourt, blettes, riz et coriandre
Le mot lui-mĂȘme, expliquent aussi bien Hilda's Kitchen Blog que Cardamom and Tea, signifie cuit dans les dialectes assyriens, et le plat est dĂ©crit comme le cĆur de la cuisine assyrienne, mariant yaourt et riz, ses deux piliers. La vraie bataille est technique : comment empĂȘcher le yaourt de trancher ? Hilda mise sur l'acide citrique et un Ćuf battu ; Cardamom and Tea jure que l'Ćuf seul suffit, Ă condition de remuer sans relĂąche jusqu'au frĂ©missement puis de cuire Ă feu trĂšs doux. DeuxiĂšme querelle, chaud ou froid : beaucoup prĂ©fĂšrent la booshala brĂ»lante, mais elle se sert aussi rafraĂźchie, comme une soupe d'Ă©tĂ©. TroisiĂšme, riz ou orge : l'orge est jugĂ©e tout aussi traditionnelle que le riz par les familles assyriennes. Enfin, la pourpre et le degrĂ© de piment (jalapeño ou serrano) varient d'une maison Ă l'autre, certaines la voulant franchement relevĂ©e.
Du pain plat assyrien ou du riz nature ; se déguste aussi bien chaude que rafraßchie.
Plat identitaire assyrien, le cĆur de la cuisine selon les blogs natifs, prĂ©parĂ© pour rĂ©conforter les malades et servi chaud l'hiver comme frais l'Ă©tĂ© ; on le retrouve dans la plaine de Ninive et la diaspora.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
PrĂ©paration â Battre la base au yaourt â Dans une grande cocotte, fouettez ensemble le yaourt, l'Ćuf, la farine, l'acide citrique, la menthe sĂ©chĂ©e et le sel jusqu'Ă parfaite homogĂ©nĂ©itĂ©. L'Ćuf et la farine forment un rĂ©seau protecteur qui empĂȘche les protĂ©ines du yaourt de coaguler et de trancher Ă la chaleur. Un mĂ©lange grumeleux au dĂ©part donnera une soupe granuleuse, prenez le temps de le lisser Ă froid.
Le pourquoiĆuf et farine stabilisent le yaourt contre la coagulation.
PrĂ©paration â Blanchir blettes et lĂ©gumes â Ciselez blettes, cĂ©leri, coriandre, persil, piment et oignon ; blanchissez Ă©ventuellement les blettes une minute et essorez-les. Le blanchiment ĂŽte un peu de l'amertume terreuse des feuilles et fixe leur couleur verte. Cette prĂ©paration soignĂ©e conditionne l'Ă©quilibre final de la soupe, trĂšs herbacĂ©e.
Le pourquoiLes lĂ©gumes prĂȘts s'ajoutent tous ensemble Ă la base yaourt.
Assemblage â DĂ©tendre Ă l'eau et incorporer â Fouettez progressivement l'eau dans le mĂ©lange de yaourt jusqu'Ă consistance de soupe lisse, puis ajoutez tous les lĂ©gumes, herbes et le riz. Verser l'eau petit Ă petit Ă©vite de choquer le yaourt et garde l'Ă©mulsion stable. Le riz cuira directement dans la soupe en l'Ă©paississant doucement.
Le pourquoiDiluer progressivement préserve la stabilité de l'émulsion.
Cuisson â Monter en tempĂ©rature SANS cesser de remuer â Ă feu moyen, remuez SANS ARRĂT pendant 20 Ă 25 minutes jusqu'Ă ce que la soupe atteigne un lĂ©ger frĂ©missement. C'est l'Ă©tape critique absolue : sous le point d'Ă©bullition, le brassage constant empĂȘche le yaourt de se sĂ©parer en grains et petit-lait. Une seconde d'inattention Ă feu vif et la soupe tranche irrĂ©mĂ©diablement.
Le pourquoiLe brassage constant maintient l'émulsion jusqu'à stabilisation par la chaleur.
Cuisson â Cuire le riz Ă feu doux â Une fois le frĂ©missement atteint, baissez Ă feu trĂšs doux et couvrez ; laissez cuire 8 Ă 10 minutes jusqu'Ă ce que le riz soit tendre et les lĂ©gumes al dente. PassĂ© le point de frĂ©missement, le yaourt est stabilisĂ© et ne tranchera plus, on peut relĂącher un peu la surveillance. Remuez tout de mĂȘme de temps en temps et rallongez d'un peu d'eau si la soupe Ă©paissit trop.
Le pourquoiUne fois stabilisé, le yaourt supporte la cuisson douce du riz.
Finition â Ajuster sel et consistance â GoĂ»tez, rectifiez le sel et dĂ©tendez avec un peu d'eau chaude si la soupe a trop Ă©paissi. Le yaourt et l'acide citrique donnent la tension acidulĂ©e qui dĂ©finit la booshala, Ă Ă©quilibrer selon votre goĂ»t. La consistance doit rester celle d'une soupe onctueuse, pas d'une bouillie.
Le pourquoiL'équilibre acide-sel signe le goût assyrien du plat.
Service â Chaude ou rafraĂźchie â Servez la booshala brĂ»lante, ou laissez-la refroidir et servez-la fraĂźche comme une soupe d'Ă©tĂ©. Les deux façons sont traditionnelles ; chaude, elle rĂ©conforte les malades du rhume, froide, elle rafraĂźchit aux grandes chaleurs. Une pincĂ©e de menthe sĂ©chĂ©e et un filet d'huile parfumĂ©e la couronnent.
Le pourquoiLa double température fait la polyvalence de la booshala.
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Sourcer ou se taire
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