Chargement de l’atlas
Atlas Culinaire · Macao · Asie
Le crabe de Macao cuit dans un curry indo-portugais au lait de coco et au curcuma, une fusion à trois cultures — Goa, Macao et Guangdong
Le Caril de Caranguejo macaïs illustre la triple hérédité de la cuisine macaïse : la technique du refogado est portugaise, le curry et le lait de coco viennent de Goa (héritage de l'empire portugais en Inde), et le crabe de mer fraîchement pêché est cantonais. Selon Annabel Jackson (A Taste of Macau, 2003, University of Hawaii Press), c'est le curry macaïs qui est directement issu des cozinheiras macaïses de Goa — femmes de ménagères portugaises installées à Goa avant de rejoindre Macao. La controverse principale porte sur le balichão : ce condiment fermenté à base de krill (ou de petites crevettes) est indispensable selon les cuisinières macaïses traditionnelles (Crónicas Macaenses, 2012), mais souvent omis dans les restaurants modernes en raison de son odeur prononcée. Les puristes considèrent que sans balichão, c'est un curry cantonais, pas un curry macaïs. La pâte de curry verte ou rouge de type thai est considérée comme une corruption non macaïse.
Vinho verde blanc très sec pour équilibrer le gras du lait de coco, ou una cerveja Cristal bien froide. Éviter les vins tanniques qui se heurtent à l'iode du crabe.
Plat festif et de weekend dans les restaurants macaïs, moins quotidien que le Minchi mais très présent dans les restaurants patrimoniaux A Lorcha et Riquexó. Le curry macaïs est distinct des currys de Goa ou du sud de la Chine par l'usage du balichão, un condiment uniquement macaïs. Popularité en hausse depuis la reconnaissance UNESCO de la gastronomie de Macao (2017).
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Placer le crabe vivant au congélateur 15 minutes pour l'engourdir. Le tuer humainement en plantant la pointe d'un couteau ferme entre les yeux. Retirer le tablier (la partie inférieure triangulaire), soulever et retirer la carapace. Ôter les branchies grises (non comestibles) de chaque côté. Rincer abondamment à l'eau froide avec le sel de mer en frottant. Couper le corps en 4 à 6 morceaux en conservant les pattes et les pinces entières. Casser légèrement les pinces au dos d'un couteau pour permettre à la sauce de pénétrer.
Dans un wok ou une grande sauteuse, chauffer l'huile à feu moyen-vif. Ajouter les oignons et suer 8 minutes jusqu'à translucides et dorés. Ajouter l'ail, le gingembre râpé et les piments ; cuire 2 minutes. Ajouter le curcuma, la poudre de curry, la coriandre et le cumin. Mélanger 1 minute — les épices doivent griller légèrement sur les oignons (pas brûler) pour libérer leurs arômes liposolubles. Ajouter le balichão et mélanger encore 1 minute.
Monter le feu à vif. Ajouter les morceaux de crabe dans le wok et remuer 3 à 4 minutes pour saisir et enrober chaque morceau dans la base curry. Les carapaces doivent devenir rouge-orangé. Ajouter les tomates concassées et mélanger 2 minutes. Verser le lait de coco et l'eau. Porter à frémissement (jamais à gros bouillon), réduire à feu moyen.
Couvrir partiellement et laisser mijoter à feu doux 15 à 18 minutes. Le crabe est cuit quand sa chair est opaque et blanche à l'intérieur des morceaux découpés. La sauce doit être onctueuse et d'un jaune-orangé profond. Ajuster sel et poivre en fin de cuisson. Si la sauce est trop épaisse, rallonger avec un peu d'eau ; si trop liquide, cuire à découvert 5 minutes de plus.
Disposer le crabe et sa sauce dans un grand plat creux. Parsemer de coriandre fraîche ciselée. Servir avec le riz jasmin à part et des quartiers de citron vert. Fournir des pinces à crabe, des cure-dents et des serviettes — un curry de crabe macaïs se mange avec les doigts, dans la joie et la conversation.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.