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Atlas Culinaire · Trinité-et-Tobago · Amériques
Un gĂąteau sans farine, sans levain vĂ©ritable et sans moelleux â et c'est prĂ©cisĂ©ment ce qu'on lui demande
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Prends de la **cassave douce** et Ă©pluche-la gĂ©nĂ©reusement : Chris De La Rosa signale que la cassave d'importation porte souvent un **enrobage cireux** appliquĂ© pour la conservation Ă l'export, et il part avec la peau. Retire aussi la couche fibreuse juste en dessous et la veine centrale si elle est ligneuse. Ăcarte tout tronçon striĂ© de gris ou de bleu. La chair doit ĂȘtre blanche et ferme.
RĂąpe la cassave finement â quatre tasses environ. Et voici le point contre-intuitif de toute la recette : **ne la presse pas**. Contrairement au pain de cassave et Ă la farine, oĂč l'on chasse le jus, ici on le garde : **l'humiditĂ© et l'amidon naturel de la cassave sont la liaison du pone** et la source de sa texture collante. RĂąpe aussi le coco et, si tu en mets, le potiron.
Réunis dans un grand saladier la cassave rùpée, le coco et le potiron, puis ajoute le **sucre brun** et mélange à la main ou à la cuillÚre de bois. TriniGourmet note à juste titre que la douceur du pone vient d'abord du tubercule, du potiron et du coco, et que le sucre ne fait que compléter. Le mélange devient rapidement humide et lourd.
Ajoute la **muscade fraĂźchement rĂąpĂ©e** et la **cannelle** â les deux seules Ă©pices que toutes les sources donnent â, puis choisis ton camp : **clous de girofle** avec Padilla, **gingembre** avec TriniGourmet, ou les deux. Ajoute la vanille, le sel et la levure chimique. Sois gĂ©nĂ©reux : la masse est dense et sucrĂ©e, elle absorbe les Ă©pices sans broncher.
Verse le **lait de coco**, le **lait Ă©vaporĂ©** si tu en mets, et le **beurre fondu**, puis mĂ©lange jusqu'Ă obtenir une pĂąte homogĂšne et coulante â plus liquide qu'une pĂąte Ă gĂąteau, c'est normal. Ajoute les **raisins secs** en dernier. La pĂąte doit couler de la cuillĂšre en nappe lourde, pas tomber en bloc.
Verse dans un moule beurrĂ© de vingt-trois centimĂštres et enfourne Ă **180 °C (350 °F) pour environ une heure** â la fourchette la plus consensuelle. TriniGourmet prĂ©fĂšre **190 °C pendant quarante-cinq Ă cinquante minutes**, en redescendant Ă 180 °C pour un moule sombre. Ne t'inquiĂšte pas si la pĂąte semble encore molle : elle raffermira en refroidissant.
Le test est celui de De La Rosa, et il est explicite : si le **centre est encore humide, moins ferme ou moins doré que les bords, prolonge de dix à vingt minutes**. Le sien a demandé un quart d'heure de plus. ComplÚte par le **cure-dent planté au centre**, qui doit sortir propre. Mais ne sur-cuis pas : TriniGourmet prévient qu'une pùte **légÚrement tremblotante à la sonnerie est normale**.
Laisse le pone **refroidir entiĂšrement dans son moule** â au moins quarante-cinq minutes, et une heure vaut mieux. C'est en refroidissant qu'il achĂšve de prendre, et c'est lĂ qu'apparaĂźt la texture qu'on cherche : **dense, collante, presque gĂ©latineuse au centre**, « dense mais soyeuse » dit TriniGourmet, avec une consistance de « gelĂ©e ferme, pas liquide ». CoupĂ© chaud, il s'effondre.
Coupe en **carrĂ©s gĂ©nĂ©reux** et sers Ă tempĂ©rature ambiante, avec un cocoa tea ou un thĂ© au lait. C'est un dessert de **repas de famille** et de rassemblement, prĂ©sent Ă Trinidad, Ă Tobago, au Guyana et en JamaĂŻque, et il est expressĂ©ment dĂ©crit comme un aliment de rĂ©confort partagĂ©. Les meilleurs, dit-on sur l'Ăźle, sont ceux cuits **au four de terre ou sur le feu de bois** â et personne ne prĂ©tend qu'un four Ă©lectrique fait aussi bien.
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Sourcer ou se taire
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