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Atlas Culinaire · Kenya · Afrique
Le the kenyan au gingembre, mijote avec lait, cardamome et clou de girofle, remede du matin.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Lavez et tranchez le gingembre, puis ecrasez-le au mortier ; ecrasez legerement cardamome et girofle. L'ecrasement rompt les fibres et libere bien plus d'aromes que de simples rondelles. Le gingembre doit rendre un jus piquant et parfume sous le pilon. S'il est fibreux et sec, c'est un rhizome trop vieux : il donnera moins de punch, forcez un peu la quantite.
Portez les deux tasses d'eau a ebullition dans une casserole moyenne. L'eau bouillante est le bain qui va extraire le gingembre et les epices avant l'ajout du the. Elle doit bouillonner franchement. On demarre a l'eau seule, sans lait : un lait chauffe trop tot deborderait et masquerait l'extraction des aromes.
Baissez a feu moyen, jetez gingembre, cardamome, girofle et cannelle dans l'eau et laissez fremir jusqu'a ce que ce soit parfume. Ce premier mijotage tire le meilleur du gingembre et des epices. La cuisine s'emplit d'un parfum chaud et poivre, l'eau se colore legerement. Trop court, le the manquera de profondeur ; laissez au moins trois a cinq minutes fremir.
Ajoutez le the noir CTC et laissez bouillir a feu moyen-vif au moins cinq minutes, en bouillonnant vigoureusement. Cette cuisson soutenue extrait la couleur et le corps de la feuille kenyane. Le liquide vire a l'acajou sombre et devient corse. Une infusion trop breve donne un chai pale et aqueux, incapable de porter le lait a venir.
Ajoutez les deux tasses de lait et poursuivez la cuisson quelques minutes, en surveillant la montee. Le lait apporte l'onctuosite qui fait le chai kenyan. Le the vire au brun clair cremeux et une mousse se forme sur les bords a l'approche de l'ebullition. Attention au debordement : le chai monte vite, baissez le feu des qu'il gonfle, sinon il deborde d'un coup.
Coupez le feu, sucrez a votre gout (un quart a une demi-tasse) et remuez. Le sucre s'ajoute en fin pour doser precisement la douceur. Le chai doit rester equilibre, le gingembre percant encore sous le sucre. Trop de sucre etouffe le piquant medicinal qui fait tout l'interet du tangawizi : allez-y progressivement.
Passez le chai au tamis fin pour retenir feuilles, gingembre et epices, et servez bien chaud. Le filtrage donne une boisson lisse, sans morceaux sous la dent. Le chai coule brun clair, nappe, exhalant gingembre et cardamome. Buvez-le chaud, ideal au petit-dejeuner avec des mahamri ; froid il perd son reconfort et son piquant s'emousse.
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Sourcer ou se taire
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