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Atlas Culinaire · Açores · Europe
Le pot-au-feu que le volcan cuit lui-mĂȘme, enterrĂ© six heures dans la terre bouillante des Furnas.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Détaillez les viandes en gros morceaux réguliers et salez-les généreusement la veille ou au moins deux heures avant : le sel pénÚtre et assaisonne en profondeur puisque aucun bouillon salé ne viendra rattraper le goût. Vous visez des morceaux de taille comparable pour qu'ils finissent ensemble ; s'ils sont trop gros, la cuisson de six heures les compensera, s'ils sont trop petits, ils se déferont.
Disposez dans une marmite en fonte haute, du bas vers le haut : porc, bĆuf, puis chou et chou frisĂ©, pommes de terre, igname, carottes, poulet, chouriço, et enfin la morcela emballĂ©e dans une feuille de chou. L'ordre n'est pas dĂ©coratif : les graisses des viandes du bas doivent ruisseler vers les lĂ©gumes, et les piĂšces fragiles restent en haut. Tassez sans Ă©craser pour limiter l'air.
Dans un trou de fumerolle des Furnas, descendez la marmite fermée d'un couvercle en bois, recouvrez de terre et laissez dépasser une corde pour la remonter. La chaleur de la vapeur sulfureuse, autour de 100 °C, cuit tout à l'étouffée sans jamais brûler. C'est ici que le plat gagne son goût minéral introuvable ailleurs. à défaut de volcan, poursuivez au four à 150 °C, marmite couverte, une tasse d'eau au fond.
Ă la remontĂ©e, vĂ©rifiez que l'igname et les pommes de terre sont fondantes Ă cĆur : ce sont elles, avec le chou, qui indiquent la cuisson complĂšte car elles demandent autant de temps que les viandes. Si une racine reste ferme, refermez et redonnez trente minutes. L'objectif est une racine crĂ©meuse qui garde sa forme, non une purĂ©e.
Sortez dĂ©licatement chaque Ă©lĂ©ment et disposez-les par familles sur un grand plat : viandes tranchĂ©es d'un cĂŽtĂ©, saucisses au milieu, lĂ©gumes et racines de l'autre. Manipulez avec deux cuillĂšres ou une Ă©cumoire large car tout est extrĂȘmement tendre et se brise. Le jus recueilli au fond sert de sauce lĂ©gĂšre Ă napper.
Servez immédiatement, trÚs chaud, en arrosant d'une louche du jus de cuisson filtré. Le cozido se déguste sans sauce ajoutée, la richesse venant des sucs concentrés. Accompagnez d'un bon pain açoréen et d'un rouge insulaire. La cible : des viandes fondantes, un chou parfumé au fumé et une igname crémeuse, le tout portant la signature soufrée du sol.
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Sourcer ou se taire
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