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Atlas Culinaire · Afrique du Sud · Afrique
Le crabe entier fĂȘlĂ© qui boit le masala rouge de Durban, tamarin et feuilles de curry, Ă manger Ă la main.
Trois points sont tranchĂ©s par les sources natives. D'abord le crabe vivant et le nettoyage : le crabe s'achĂšte vivant et se nettoie soi-mĂȘme, retrait du plastron et des branchies, rinçage au gros sel, le poissonnier pouvant le faire moyennant supplĂ©ment, et on ne cuit jamais un crabe dĂ©jĂ mort ou douteux, la carapace Ă©tant gardĂ©e car le plat se mange en carapace. Ensuite, casser et scorer la carapace pour faire entrer le masala : le consensus est fort, Jentika Adams parlant de crĂ©er de petites fissures pour amĂ©liorer la pĂ©nĂ©tration des Ă©pices, et sans ces entailles la chair reste fade. Enfin, manger Ă la main : Lorraine et primadefood insistent sur un curry salissant qu'on suce dans les pattes et oĂč l'on trempe le pain, servi avec du pain blanc frais, du riz ou du roti, les couverts Ă©tant dĂ©conseillĂ©s car l'expĂ©rience est tactile. La signature durbanite est aussi l'absence de lait de coco, contrairement au Kerala ou au Sri Lanka, au profit d'une base tomate-tamarin trĂšs Ă©picĂ©e. Sources adossĂ©es dans sources[] (tamarindnthyme.com, inspiredbyprisfood.com, therealjenty.com).
Pain blanc frais (tradition), riz basmati ou roti ; Coca-Cola glacé ou biÚre lager ; cÎté vin, un chenin blanc du Cap sec et vif pour couper le piquant.
9/10 â institution de la table indo-durbanite, plat de fĂȘte et de rassemblement familial mangĂ© Ă la main avec du pain blanc ; forte prĂ©sence dans les blogs et mĂ©dias food sud-africains.
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PrĂ©paration â Nettoyer et casser le crabe â Soulever le tablier du crabe, retirer les branchies, rincer au gros sel, puis casser en deux Ă quatre morceaux et fĂȘler les pinces et les pattes au dos du couteau. Les entailles laissent entrer le masala et le gros sel dĂ©gorge et dĂ©sinfecte. La chair doit ĂȘtre blanche et nette, sans odeur de vase, les morceaux rĂ©guliers et la carapace fissurĂ©e. Un crabe douteux ou mort se jette, on ne le cuit pas.
Le pourquoiFĂȘler la carapace laisse le masala pĂ©nĂ©trer la chair.
Aromates â Suer oignon, ail et feuilles de curry â Dans l'huile chaude, faire suer les oignons avec un brin de feuilles de curry jusqu'Ă translucide, puis ajouter l'ail Ă©crasĂ©. C'est la base aromatique, l'oignon devant fondre sans brunir dur. On veut une masse souple et dorĂ©e pĂąle, l'ail parfumĂ©. Un ail brĂ»lĂ© et amer oblige Ă recommencer la base.
Le pourquoiL'oignon fondu et l'ail construisent le fond aromatique.
Cuisson â Saisir le crabe dans les Ă©pices sĂšches â Ajouter le crabe avec le masala, le curcuma, la poudre de piment et le sel, enrober et couvrir Ă feu doux, le crabe cuisant avant la tomate. Les Ă©pices adhĂšrent Ă la carapace fĂȘlĂ©e et la chair prend le goĂ»t avant l'humiditĂ©. La carapace vire au rouge-orange, laquĂ©e d'Ă©pices. Si ça accroche, un filet d'eau chaude et gratter les sucs.
Le pourquoiLes épices sÚches adhÚrent à la carapace avant l'ajout d'humidité.
Cuisson â Tomate et mijotage de la masse â Verser les tomates mixĂ©es et le concentrĂ©, laisser rĂ©duire Ă dĂ©couvert. C'est la signature tomate-forward, on cherche l'Ă©paisseur, et l'huile qui remonte marque un masala cuit. L'huile perle en surface et la sauce nappe, gravy Ă©pais et rouge profond. Trop liquide, prolonger Ă dĂ©couvert ; trop Ă©pais ou qui accroche, de l'eau chaude.
Le pourquoiLa réduction de la tomate donne le gravy épais rouge profond.
Finition â Tamarin, sucre et Ă©quilibre â Ajouter l'eau de tamarin filtrĂ©e, le sucre et le reste des feuilles de curry, puis mijoter doux. Le tamarin apporte l'aciditĂ© durbanite et le sucre l'arrondit. On vise un Ă©quilibre piquant-acide-salĂ© en bouche, une sauce tangy mais pas agressive. Trop acide, un peu de sucre ou une pincĂ©e de sel ; trop plat, du tamarin par petites touches.
Le pourquoiLe tamarin apporte l'acidité ronde signature du curry durbanais.
Finition â Couche aromatique haute â En fin de cuisson, frotter le kasuri methi entre les paumes au-dessus du plat, ajouter le garam masala et la coriandre fraĂźche. On apporte ainsi une couche aromatique haute et de la fraĂźcheur. Le parfum de fenugrec monte et la nappe devient brillante et parfumĂ©e. Un plat Ă©teint se relĂšve de kasuri methi et de coriandre.
Le pourquoiLe kasuri methi et le garam masala tardifs ajoutent une couche aromatique haute.
Service â Reposer et servir Ă la main â Laisser reposer puis servir avec du pain blanc frais, du riz ou du roti. Le repos lie les saveurs, ce curry Ă©tant meilleur le lendemain. La sauce doit avoir pris corps. On le mange Ă la main en suçant les pattes, c'est le rituel durbanais. Une sauce figĂ©e Ă froid se rĂ©chauffe doucement avec un filet d'eau.
Le pourquoiLe repos lie les saveurs et le service Ă la main est le rituel.
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Sourcer ou se taire
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