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Atlas Culinaire · Afrique du Sud · Afrique
Le curry rouge feu des Indiens de Durban : masala rĂŽti, feuilles de curry et pomme de terre fondante.
La ligne de partage entre Durban et le Cap malais est tranchĂ©e par la journaliste indo-durbanaise Ishay Govender et l'autoritĂ© Madhur Jaffrey. Ce sont les feuilles de curry fraĂźches qui sĂ©parent la cuisine indienne de Durban de celle des Cap-malais de la cĂŽte ouest : lĂ oĂč le Cape Malay Curry (ZA019, ZA061) va vers le doux, le fruitĂ© et un profil austronĂ©sien hĂ©ritĂ© des esclaves du Cap, le Durban curry est tamoul, rouge feu, salĂ©-Ă©picĂ© et jamais sucrĂ©. Govender fixe quatre traits canoniques : une couleur rouge profonde obtenue par une forte proportion de chili rĂŽti dans le masala, la pomme de terre douce locale Up To Date prĂ©sente jusque dans les biryanis, le slick d'huile exubĂ©rant en surface, et une chaleur Ă©levĂ©e assumĂ©e. Madhur Jaffrey tranche la question de l'authenticitĂ© : le Durban curry n'est pas la reproduction d'un plat rĂ©gional prĂ©cis mais une cuisine crĂ©olisĂ©e sud-africaine Ă part entiĂšre, aux influences zouloues (madumbe, amasi, poulet running). Le point retenu : le masala se tempĂšre et se rĂŽtit, il n'est jamais adouci au fruit, et la pomme de terre et les feuilles de curry sont non nĂ©gociables. Sources adossĂ©es dans sources[] (ishaygovender.com, primadefood.co.za, inspiredbyprisfood.com).
Riz basmati vapeur ou roti, ou servi en bunny chow (quart de pain évidé) ; sambal carotte-citron, dhal, amasi en raita ; biÚre lager (Castle) ou lassi.
9/10 â plat national officieux de Durban et de la diaspora indo-sud-africaine, socle du bunny chow et inscrit Ă l'Arche du GoĂ»t Slow Food ; omniprĂ©sent des foyers aux curry dens de Durban.
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TempĂ©rage â TempĂ©rer les Ă©pices entiĂšres â Chauffer l'huile gĂ©nĂ©reuse Ă feu moyen-vif et jeter le fenouil, la cardamome noire, les clous, la cannelle, le laurier, les piments sĂ©chĂ©s et une partie des feuilles de curry. L'huile chaude libĂšre les huiles essentielles des Ă©pices entiĂšres, fondation aromatique impossible Ă obtenir avec de la poudre seule. Ăa grĂ©sille et embaume, la cardamome gonfle en une quarantaine de secondes, sans noircir. Si ça brĂ»le, jeter et recommencer, car l'amertume est irrĂ©versible.
Le pourquoiL'huile chaude extrait les arÎmes des épices entiÚres.
Aromates â Fondre les oignons â Ajouter les oignons Ă©mincĂ©s et cuire jusqu'Ă un dorĂ© profond. L'oignon caramĂ©lisĂ© donne le corps et la douceur sous-jacente du gravy. On vise un dorĂ© ambrĂ©, les bords commençant Ă colorer, base fondante. Trop clair, le gravy est plat, prolonger ; trop foncĂ© et amer, ajouter une pincĂ©e de sel et un filet d'eau.
Le pourquoiL'oignon caramélisé donne corps et douceur au gravy.
Masala â RĂ©veiller le masala Ă feu doux â Ajouter la pĂąte gingembre-ail et une pincĂ©e de sel, puis baisser le feu et incorporer le masala de Durban, le curcuma et le dhania-jeera en remuant au moins vingt secondes avec un filet d'eau. Les poudres brĂ»lent en dix secondes sur feu vif et deviennent amĂšres, tandis que l'eau les protĂšge et cuit le masala. On veut un masala foncĂ©, brillant et parfumĂ©, rouge profond. Si ça accroche, dĂ©glacer immĂ©diatement Ă l'eau chaude.
Le pourquoiL'eau protÚge le masala qui cuit sans brûler ni amériser.
Cuisson â Saisir la viande â Monter le feu et ajouter le mouton, remuer pour l'enrober et le colorer jusqu'Ă ce que l'huile se sĂ©pare. La saisie scelle la viande et l'huile qui perle signale un masala correctement cuit. Les morceaux doivent ĂȘtre nappĂ©s, avec un slick d'huile rouge en surface. Si la viande bout au lieu de saisir, c'est qu'il y a trop d'eau : laisser rĂ©duire.
Le pourquoiLa saisie scelle la viande et l'huile qui perle marque un masala cuit.
Cuisson â Tomate et braise longue â Ajouter la tomate rĂąpĂ©e, laisser fondre cinq minutes jusqu'Ă ce que l'huile remonte, saler, couvrir et mijoter Ă feu doux pendant que la viande relĂąche ses jus. La tomate apporte aciditĂ© et liant, et le mouton sur l'os a besoin de temps pour attendrir. La tomate se dĂ©fait, le gravy s'homogĂ©nĂ©ise et la viande commence Ă cĂ©der. Si ça sĂšche, ajouter une demi-tasse d'eau chaude ; trop liquide, dĂ©couvrir.
Le pourquoiLa braise longue attendrit le mouton et lie le gravy Ă la tomate.
Cuisson â Ajouter les pommes de terre â Ajouter les pommes de terre en quartiers avec une demi Ă une tasse d'eau chaude et poursuivre Ă couvert jusqu'Ă tendretĂ©. La pomme de terre douce absorbe le gravy et l'Ă©paissit, pilier durbanais. La pointe d'un couteau glisse dans la pomme de terre et le gravy nappe. Une pomme de terre qui se dĂ©fait signale un feu trop vif ou trop d'eau : arrĂȘter plus tĂŽt.
Le pourquoiLa pomme de terre absorbe le gravy et l'épaissit.
Finition â Garnir et reposer â Hors du feu, parsemer de garam masala, de coriandre fraĂźche et du reste de feuilles de curry, puis couvrir cinq Ă dix minutes. Le garam masala cru en fin relĂšve l'arĂŽme et le repos laisse l'huile rouge remonter. On vise un slick rouge en surface et un parfum vif, un gravy Ă©pais, rouge, huileux et brĂ»lant d'Ă©pices. Un manque de feu se rattrape d'une pincĂ©e de chili dissoute dans un peu d'huile chaude.
Le pourquoiLe garam masala tardif relĂšve l'arĂŽme et le repos fait remonter l'huile.
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