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Atlas Culinaire · Macao · Asie
Gaufrette roulée croustillante, souvenir emblématique de Macao depuis les années 1930
Le véritable clivage des Dan Juan macaïs oppose deux écoles irréconciliables : la tradition au beurre pur (牛油派), défendue par Choi Heong Yuen Bakery fondée en 1935 par Wong Kee-sin, et la version à la crème de coco (椰汁派), popularisée à Hong Kong par la maison Tak Shing depuis les années 1970, qui revendique une texture plus légère et une saveur tropicale jugée plus authentiquement cantonaise. Koi Kei Bakery (fondée en 1997 par Leong Chan-Kuong), qui détient 74,4 % du marché macaïs des souvenirs pâtissiers en 2016, a répondu en industrialisant sa production tout en maintenant un pliage à la main visible en boutique — ce que les artisans traditionnels de Rua do Cunha dénoncent comme une mise en scène marketing dissimulant une fabrication mécanisée. Enfin, la question du remplissage divise : les puristes refusent d'altérer le biscuit nature avec de la viande séchée ou des algues (肉鬆紫菜), qu'ils considèrent comme une innovation commerciale post-1990, tandis que les grandes enseignes présentent la 鳳凰卷 farcie comme la forme authentiquement macaïse, distincte de la version hongkongaise non fourrée.
Thé au lait nylon 絲襪奶茶 de Macao, ou thé pu-erh légèrement fermenté — la légère astringence tanine tranche avec la richesse beurrée du biscuit.
Les Dan Juan (蛋卷) sont LE souvenir de Macao par excellence, présents dans chaque boutique de la Rua do Cunha à Taipa. Koi Kei détient plus de 74% du marché des souvenirs pâtissiers macaïs (2016). La version fourrée au rousong et au nori — dite 鳳凰卷 (Rouleau du Phénix) — est propre à Macao et se distingue clairement de la version hongkongaise non fourrée.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Battre le beurre ramolli avec le sucre glace au fouet électrique jusqu'à obtenir un mélange crémeux, presque blanc et aéré (2 min). La légèreté de cette étape détermine la texture finale du biscuit.
Ajouter les oeufs battus en 3 fois, en fouettant bien entre chaque ajout pour maintenir l'émulsion. L'appareil doit rester lisse et homogène — si la pâte tranche (grains visibles), chauffer légèrement le bol.
Tamiser la farine, la maïzena et le sel sur le mélange. Incorporer à la spatule en mouvements enveloppants jusqu'à disparition de toute trace de farine. Couvrir et laisser reposer 15 minutes à température ambiante pour que la farine s'hydrate et que la pâte se stabilise.
Préchauffer la presse à gaufrette (waffle cone maker, krumkake iron ou pizzelle maker) à feu doux-moyen. La surface doit être à 170-180°C — une goutte d'eau doit s'évaporer en 1 seconde sans cracher violemment. Huiler légèrement pour la première fournée seulement.
Déposer une bande d'algue nori horizontalement sur la presse chaude. Verser 1 cuillère à soupe (environ 15 g) de pâte au centre. Refermer doucement et cuire 10 secondes par face, en retournant 3 fois (total environ 60 secondes) jusqu'à obtenir une couleur jaune paille uniforme. La galette doit être souple à chaud — elle ne craquera pas encore.
Retirer la galette avec une spatule, algue nori côté verso. Disposer 3 à 5 g de rousong au centre. Rabattre les deux bords latéraux vers l'intérieur, puis rouler depuis le bas vers le haut en serrant fermement autour d'une baguette ou d'un bâtonnet en bois. Maintenir 5 secondes, puis glisser la baguette et poser le rouleau joint vers le bas sur une grille.
Laisser les rouleaux refroidir complètement à l'air libre sur une grille, joint vers le bas, 10 à 15 minutes. Ne jamais empiler avant refroidissement total : la vapeur résiduelle ramollit irrémédiablement les biscuits. Conserver dans une boîte hermétique avec un sachet de silicagel — croustillants plusieurs semaines à basse hygrométrie.
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