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Atlas Culinaire · Nicaragua · Amériques
Ce que le tamis du baami refuse — le bagazo, les brisures, les miettes — se met à griller sur la braise, puis à tremper dans l'eau. « Cuanto más tiempo se le tiene en agua, más sabor adquiere la bebida. » Gingembre, sucre, et la boisson que l'INC décrit comme « una bebida para hombres ».
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Le hiyu commence là où le baami s'arrête. Récupérez tout ce que le tamis a refusé lors de la préparation des galettes : le bagazo, les brisures grossières, les miettes de semoule trop grumeleuses. Émiettez les fragments les plus gros entre les doigts pour obtenir une matière homogène. Cette bagasse a déjà été pressée et débarrassée de son jus au moment du baami — c'est ce qui la rend utilisable ici.
« Este bagazo se pone a asar en una parrilla ». Étalez la bagasse en couche fine sur une grille au-dessus de braises douces — ou dans une poêle épaisse à sec — et laissez-la griller en remuant régulièrement. Elle passe du blanc au beige, puis au brun clair, et dégage une odeur de pain grillé et de racine torréfiée. Arrêtez-vous là : le brun clair, jamais le brun foncé.
« Y luego se remoja en agua, y cuanto más tiempo se le tiene en agua, más sabor adquiere la bebida ». Versez la bagasse grillée encore tiède dans un récipient, couvrez de deux litres d'eau et laissez macérer. Aucune durée n'est prescrite : la source dit seulement que le goût s'intensifie avec le temps. Quatre à six heures au frais donnent déjà une infusion franche ; une nuit la rend nettement plus corsée.
« Se le puede agregar jengibre y azúcar ». Râpez le gingembre frais et ajoutez-le à la macération — soit dès le départ pour une infusion douce et longue, soit en fin de trempage pour un piquant plus vif. Sucrez au goût, en remuant jusqu'à dissolution complète. La source ne quantifie ni l'un ni l'autre : c'est un ajustement personnel.
Passez la macération à travers un linge fin ou une passoire garnie d'étamine, en pressant légèrement pour extraire le maximum de liquide. Le hiyu doit être trouble mais sans particules en suspension. Mettez au frais. Il se boit dans la journée — c'est une infusion vivante, pas une conserve.
Le hiyu se sert frais, au verre, entre deux travaux ou au retour du champ. L'INC le décrit comme « una bebida para hombres » — une désignation culturelle que la source consigne et que cette fiche rapporte telle quelle. C'est une boisson de récupération, née du geste le plus laborieux de la cuisine garífuna, et personne ne la vend : on la fait quand on a fait du baami.
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Sourcer ou se taire
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