Chargement de lâatlas
Atlas Culinaire · Belgique · Europe
Le cabillaud de la mer du Nord sous sa croĂ»te de persil et de chapelure, beurre, citron et tomates au four â le poisson du vendredi soir flamand
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
PrĂ©chauffez le four Ă 180 °C, chaleur tournante Ă©teinte si possible. Sortez les filets de cabillaud du rĂ©frigĂ©rateur et Ă©pongez-les soigneusement des deux cĂŽtĂ©s au papier absorbant : un filet mouillĂ© est un filet qui vapote au lieu de rĂŽtir. Passez la main Ă rebrousse-chair pour vĂ©rifier qu'il ne reste aucune arĂȘte ; s'il en reste, une pince Ă Ă©piler les retire en trois secondes. Ne salez pas encore.
Hachez le persil grossiĂšrement â grossiĂšrement, pas en poudre : on doit encore voir les feuilles. MĂ©langez-le dans un bol avec le panko et l'huile d'olive, du bout des doigts, jusqu'Ă obtenir une chapelure verte et sableuse qui s'agglomĂšre Ă peine quand on la presse. Assaisonnez de sel et de poivre Ă ce stade : c'est la chapelure qui portera l'assaisonnement, pas le poisson.
Beurrez gĂ©nĂ©reusement un plat Ă four, au pinceau ou au papier. Posez-y les filets sans qu'ils se touchent â l'air doit circuler entre eux â et rangez les tomates cerises dans les intervalles. Glissez quelques rondelles de citron entre le poisson et les tomates, jamais dessus : posĂ©es sur le filet, elles empĂȘchent la croĂ»te de dorer et acidifient trop la chair.
RĂ©partissez la chapelure d'herbes sur le dessus de chaque filet et tassez-la lĂ©gĂšrement du plat de la main pour qu'elle adhĂšre. DĂ©posez trois ou quatre noisettes de beurre autour du poisson, dans le plat â pas dessus, sinon elles lessivent la croĂ»te en fondant. En cuisant, ce beurre va se mĂȘler au jus des tomates et former la sauce du plat.
Enfournez Ă mi-hauteur pour dix Ă douze minutes selon l'Ă©paisseur des filets, seize au grand maximum pour des dos trĂšs Ă©pais. Ne quittez pas la cuisine : le cabillaud passe du parfait au sec en deux minutes. Le plat est prĂȘt quand la chapelure commence tout juste Ă blondir et que la chair, sondĂ©e Ă la pointe d'un couteau, se sĂ©pare en gros flocons nacrĂ©s tout en restant lĂ©gĂšrement translucide au cĆur.
Pendant que le poisson cuit, Ă©crasez les pommes de terre cuites Ă l'eau salĂ©e au presse-purĂ©e â jamais au robot â et dĂ©tendez-les au lait chaud et Ă une noix de beurre. La purĂ©e flamande se veut souple et coulante, pas ferme : elle doit pouvoir accueillir le jus beurrĂ©-tomatĂ© du plat sans se dĂ©liter.
Servez directement dans le plat de cuisson, posé sur la table : le jus de beurre, de citron et de tomates éclatées est la sauce du plat et ne doit pas rester au fond de la cuisine. Une louche de purée à cÎté de chaque filet, un tour de moulin à poivre, et l'on arrose la purée avec le jus du plat à la cuillÚre.
Si le cabillaud est sorti trop tard et parait sec, tout n'est pas perdu : émiettez-le grossiÚrement dans la purée chaude avec le jus du plat et une noix de beurre supplémentaire, et servez en assiette creuse. C'est un plat flamand à part entiÚre, proche du stoemp de poisson, et personne ne saura jamais que c'était un accident.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier Ă cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.