Chargement de l’atlas
Atlas Culinaire · Bangladesh · Asie
Le bœuf noir signature de Chittagong : viande slow-cookée 2-3h dans l'huile de moutarde jusqu'à devenir presque noire, sans colorant — juste la caramélisation des oignons et le radhuni (graine de celeri sauvage).
Kala bhuna signifie littéralement 'rôti noir' (kala = noir ; bhuna = friture lente en dialecte chittagonien). Le débat tranché des cuisiniers de Chattogram porte sur DEUX points non négociables : la couleur noire doit venir UNIQUEMENT de la caramélisation lente des oignons et des épices grillées dans l'huile de moutarde — JAMAIS d'un colorant ou de sauce soja —, et le radhuni (graine de celeri sauvage, Trachyspermum roxburghianum) est l'épice secrète que la version chittagonienne authentique utilise toujours et qui la distingue d'un simple bhuna de Dhaka. Le plat est né des grands festins communautaires mezban (cf. BD012) et a été documenté comme spécialité du vieux Chattogram par The Daily Star et par les cuisines patrimoniales chittagoniennes. Hérésie locale : ajouter de l'eau (le bœuf doit cuire dans son propre jus), sauter le radhuni, ou bâcler la caramélisation en 30 min — la chair reste alors brune et fade.
Riz blanc vapeur (parboiled), porota (paratha feuilleté), ou khichuri. Borhani (yaourt salé-épicé). Thé au lait sucré (cha) ensuite. Pas d'alcool.
Plat-signature absolu de Chittagong (Chattogram), pilier des festins mezban et désormais star nationale et de la diaspora bangladeshie. Servi dans les eateries du vieux Chattogram, aux mariages, à l'Eid, et popularisé à Dhaka et à l'étranger comme emblème de la cuisine chittagonienne.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Chauffer l'huile de moutarde jusqu'à ce qu'elle fume légèrement (cela retire l'amertume crue), puis baisser le feu. Frire la moitié des oignons émincés jusqu'à un brun doré profond — c'est le beresta. Réserver la moitié de ce beresta pour la finition ; laisser l'autre moitié dans la cocotte.
Dans l'huile parfumée, jeter laurier, cardamomes, cannelle, girofle, anis et macis quelques secondes. Ajouter les pâtes d'ail et de gingembre, faire revenir 2 min jusqu'à ce que l'odeur crue parte. Ajouter le reste des oignons crus émincés et laisser fondre.
Ajouter le bœuf, le piment rouge, le curcuma, le cumin, la coriandre et le sel. Faire un bhuna : remuer la viande dans les épices sur feu moyen pour la saisir et la colorer, SANS ajouter d'eau. La viande va d'abord rendre son eau puis la réabsorber. C'est le début de la caramélisation.
Couvrir et laisser mijoter sur feu doux. Toutes les 10-15 min, remuer et refaire un bhuna rapide. La couleur passe de brun rouge à brun foncé puis presque noir au fil de 1h30 à 2h. Si ça attache vraiment, un filet d'eau chaude minimal, jamais plus.
Le bœuf doit être fondant, se détacher presque tout seul, enrobé d'une pâte d'épices noire et brillante, quasiment sans sauce liquide. Ajouter le radhuni en poudre maintenant et mélanger — c'est l'épice signature qui parfume en fin de cuisson.
Dans une petite poêle, chauffer les 40 ml d'huile de moutarde du bagar, y jeter les piments secs et l'ail écrasé jusqu'à parfum. Verser ce tempérage brûlant sur le kala bhuna. Ajouter le ghee et le beresta réservé.
Couvrir et laisser reposer 10 min hors du feu pour que les saveurs se posent. Servir le kala bhuna avec du riz blanc vapeur ou des porota. Garnir d'un peu de beresta et de piments verts frais.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.