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Atlas Culinaire · Arménie · Asie
Le croissant arménien — des couches de beurre repliées dans une pâte tendre, cuites jusqu'à un feuilleté doré. Servi à la Chandeleur, parfois avec une pièce porte-bonheur cachée à l'intérieur.
Le **Katah** est une fenêtre directe sur la mémoire du génocide arménien de 1915. Les recettes de katah qui circulent aux États-Unis arrivent en grande majorité de **Racine, Wisconsin**, où des familles arméniennes survivantes ont reconstitué leur communauté et transmis leurs recettes dans le livre de cuisine *Cooking Like Mama* (St. Hagop Armenian Apostolic Church). Ce lien géographique crée une première controverse : la diaspora a-t-elle préservé le katah fidèlement ou l'a-t-elle adapté aux ingrédients nord-américains ? **King Arthur Baking** (2021), en partenariat avec la communauté de Racine, note que chaque mère avait "sa propre façon de faire" — un proverbe arménien le confirme : *"Ամեն կnin ounи свой способ making yaourt"* (chaque femme a sa façon de faire le yaourt). Le **point tranché** est le matériel : les maîtres boulangers arméniens utilisent des *okhlavoos* — longs rouleaux à pâtisserie effilés en bois — pour étirer la pâte en cercles de plus de 60 cm d'épaisseur papier. Sans cet outil, la pâte est moins fine et les couches moins nombreuses. Le katah est également associé à la **fête de la Chandeleur arménienne** (Tiarnendaraj) : une pièce de monnaie cachée dans la pâte, apportant bonheur à celui qui la trouve — une tradition documentée par l'Armenian Museum of America.
Fromage de chèvre frais ou olives noires — vin blanc légèrement doux — thé noir arménien.
Pain festif de la communauté arménienne, fortement ancré dans la mémoire de la diaspora issue du génocide de 1915. Cuit à la Chandeleur (Tiarnendaraj) et à d'autres occasions. Note 8/10 — moins quotidien que le matnakash, mais fortement chargé de sens identitaire.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Pâte — Pétrir la pâte tendre — Activer la levure dans 50 ml d'eau tiède avec le sucre — attendre 10 minutes. Dans un bol, mélanger farine et sel, ajouter le levain, l'eau restante et le yaourt. Pétrir 8 minutes jusqu'à une pâte lisse et souple. Couvrir, laisser lever 45 minutes.
Division — Diviser en portions — Diviser la pâte levée en 5 portions égales. Former chaque portion en boule, couvrir d'un torchon et laisser reposer 10 minutes pour détendre le gluten.
Feuilletage — Étirer, beurrer, replier — répéter — Sur surface légèrement farinée, étirer une portion en un disque très fin (30-35 cm). Étaler une couche fine de beurre pommade sur toute la surface. Replier le disque en deux, puis en quatre (portefeuille). Tourner d'un quart de tour, ré-étirer, beurrer, replier. Répéter 3 à 4 fois pour chaque portion.
Forme finale — Former les katah ronds — Étirer chaque portion feuilletée en un disque final de 20-22 cm. Le poser sur plaque avec papier cuisson. Si tradition de la pièce, l'insérer à ce stade sous un des plis. Répéter pour toutes les portions.
Levée finale — Repos 20 minutes — Couvrir les katah d'un torchon et laisser lever 20 minutes à température ambiante. Préchauffer le four à 200°C.
Glaçure — Dorer et garnir — Badigeonner délicatement chaque katah à l'oeuf battu. Parsemer de graines de nigelle ou sésame.
Cuisson — Cuire 30 à 35 minutes — Enfourner à 200°C pendant 30 à 35 minutes jusqu'à un katah brun doré avec des bords légèrement craquants. Le feuilleté doit être visible sur les côtés.
Dégustation — Servir tiède ou à température ambiante — Servir le katah tiède, coupé en quartiers, avec olives noires, fromage de chèvre ou simplement du beurre. Le feuilleté est plus prononcé à température ambiante que chaud. Celui qui trouve la pièce a de la chance pour l'année.
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