Chargement de l'atlas
Atlas Culinaire · Samoa · Océanie
Riz mijote au koko Samoa - le cacao samoan endemique torrefie en blocs - et a la creme de coco : la comfort food chocolatee du petit-dejeuner samoan
Le koko alaisa (aussi ecrit koko laisa ou kokolaisa) tient son identite d'un ingredient endemique : le koko Samoa, des feves de cacao fermentees, sechees, torrefiees et broyees localement, souvent vendues en blocs durs. Le point qui revient dans toutes les sources natives, dont thekokosamoa.com.au, est qu'il ne s'agit PAS du cacao en poudre de supermarche : le koko Samoa a un profil plus profond, plus amer et gras, qu'aucune poudre sucree n'egale. Le debat porte sur le statut du plat : longtemps koko alaisa fut un petit-dejeuner roboratif des hauts plateaux samoans, ou le bruit du pilon ecrasant les feves dans le tanoa annoncait le lever du jour ; aujourd'hui il glisse aussi vers le dessert. Autre flou des sources : le riz. Le riz blanc ordinaire reste la base traditionnelle (ce qu'on avait sous la main), mais jasmin, basmati ou riz gluant circulent comme variantes pour le parfum ou l'onctuosite. Le consensus tranche par les sources samoanes : c'est le koko Samoa et la creme de coco qui font le plat, pas le type de riz.
Se boit-mange chaud, a la cuillere, au petit-dejeuner ou en dessert. Un peu de pain de coco (fa'apapa) ou une tranche de pain grille trempe dedans. Pas de boisson alcoolisee : c'est un plat doux du matin.
Le koko alaisa est une comfort food samoane par excellence, traditionnellement servie au petit-dejeuner. Dans les villages des hauts plateaux, ou l'air du matin est frais et brumeux, sa preparation est un rituel : le son du pilon ecrasant les feves de koko torrefiees dans le tanoa, le mortier de bois, annonce le debut de la journee. Le caractere endemique du koko Samoa - cultive et transforme localement - en fait un marqueur identitaire fort, bien au-dela d'un simple riz au chocolat.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Dans une grande casserole, reunissez le riz et l'eau et portez a ebullition. Baissez le feu et laissez fremir une vingtaine de minutes jusqu'a ce que le riz soit tendre et ait absorbe une bonne partie de l'eau. C'est la base feculente du plat.
Pendant que le riz cuit, rapez ou pilez finement le bloc de koko Samoa. Delayez-le dans un peu d'eau chaude ou de creme de coco pour obtenir une pate lisse, sans grumeaux. Le koko bien dissous diffuse une couleur et un arome profonds.
Versez le koko Samoa delaye dans le riz tendre et remuez pour le repartir uniformement. Ajoutez la feuille ou le zeste d'orange si vous en utilisez. Le riz prend alors sa robe chocolatee caracteristique.
Ajoutez la creme de coco, le sucre et la pincee de sel. Remuez et laissez fremir doucement, sans gros bouillon, jusqu'a ce que le sucre se dissolve et que la preparation epaississe en une bouillie nappante. La creme de coco arrondit l'amertume du cacao.
Verifiez la consistance : le koko alaisa doit etre epais et cremeux, ni sec ni soupe. Detendez avec un peu d'eau chaude ou de creme de coco s'il est trop epais, ou prolongez quelques minutes a feu doux s'il est trop liquide. Retirez la feuille d'orange.
Servez le koko alaisa bien chaud, a la cuillere, en bol. Au petit-dejeuner il se prend seul ou avec du pain ; en dessert il se sert tel quel. C'est une comfort food de partage familial, au gout franc de cacao samoan.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.