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Atlas Culinaire · République centrafricaine · Afrique
La chenille-totem de la forêt centrafricaine — makongo récoltés à la saison des pluies, mijotés à la pâte d'arachide ou à la tomate, source de protéines plus riche que le bœuf consommée par la quasi-totalité du pays
Le **makongo** (chenilles comestibles, en langue sango) est un pilier protéique de l'alimentation centrafricaine, et son importance est tranchée par des données convergentes. Le portail centrafricain Oubangui Médias (oubanguimedias.com) et le média Ndjoni Sango (ndjonisango.com) rapportent que **près de 90 % de la population** consomme ces chenilles, présentes dans les régions de la **Lobaye, Sangha-Mbaéré, Mambéré-Kadéï, Nana-Mambéré et Mbomou**. Premier point établi par la **FAO** (rapport « Edible insects: future prospects for food and feed security », FAO 2013, ISBN 9789251075968) et relayé par ReliefWeb : **85 % des Centrafricains déclarent consommer des chenilles**, et pour 100 g de chenilles séchées on compte **environ 53 g de protéines, 15 % de lipides et 17 % de glucides**, plus du fer, du potassium, du calcium et du zinc — soit une part de protéines supérieure au bœuf ou au poisson selon la FAO, et l'avantage d'être un produit forestier sans pesticides. Deuxième point disputé, ethnographique : la chenille est-elle un aliment de nécessité ou de choix ? L'Orient-Le Jour et Jeune Afrique tranchent pour le **choix gourmand et identitaire** (« plat de choix », « pour le plaisir et les protéines »), pas un pis-aller. Troisième point culinaire, documenté par Oubangui Médias : les makongo se déclinent à **la pâte d'arachide, à la sauce tomate, avec le koko, le kanda ou le ngiriki**, frais ou séchés, en sauce, grillés ou en papillote — la version « façon grand-mère » les mijote avec oignons, tomates, feuilles de messep et piment. Enjeu durable signalé par la FAO : la cueillette saisonnière en forêt (juillet-septembre) doit rester soutenable.
Vin de palme kangoya — bière Mocaf de Bangui — jus de gingembre pour version sans alcool
Le **makongo** (chenilles comestibles) est une source protéique-totem de la Centrafrique : près de 90 % de la population en consomme selon les médias centrafricains, et la FAO situe à 85 % la part des Centrafricains déclarant manger des chenilles. Récoltées en saison des pluies (juillet-septembre) dans les forêts de la Lobaye, Sangha-Mbaéré, Mambéré-Kadéï, Nana-Mambéré et Mbomou, elles sont consommées fraîches ou séchées, en sauce arachide ou tomate, grillées ou en papillote (kanda). Loin d'être un aliment de nécessité, c'est un plat de choix, gourmand et identitaire, et un produit forestier nutritionnellement supérieur au bœuf (≈53 g de protéines/100 g séchées selon la FAO). Note 9/10 : aliment quotidien et culturellement central, légèrement saisonnier.
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Si les chenilles sont fraîches, les éviscérer (presser pour vider le contenu intestinal), les échauder à l'eau bouillante puis les rincer soigneusement à plusieurs eaux. Si elles sont séchées, les faire tremper 20 à 30 minutes dans de l'eau tiède jusqu'à ce qu'elles ramollissent, puis les rincer. Égoutter. Bien nettoyer les makongo est l'étape qui conditionne la propreté du plat.
Faire précuire les chenilles : soit les blanchir 10 minutes dans de l'eau salée, soit les griller à sec à la poêle quelques minutes pour développer leur croquant et leur goût (méthode appréciée). Cette précuisson est indispensable : crues, les makongo sont coriaces. Réserver.
Dans une marmite, chauffer l'huile de palme rouge et faire suer l'oignon émincé jusqu'à translucidité. Ajouter l'ail, le gingembre, puis la tomate concassée et le concentré de tomate. Laisser compoter 8 à 10 minutes à feu moyen pour que la tomate fonde et perde son acidité, en remuant. La base doit être fondante et parfumée.
Incorporer les chenilles précuites dans la base de tomate. Ajouter le piment (entier pour parfumer, éclaté pour relever) et les feuilles de messep. Verser l'eau chaude à hauteur. Porter à frémissement et laisser mijoter 15 à 20 minutes pour que les chenilles s'imprègnent de la sauce et finissent de s'attendrir.
Pour la version arachide (la plus riche), prélever une louche de bouillon chaud et délayer la pâte d'arachide dedans jusqu'à crème lisse, sans grumeaux. Verser dans la marmite et mélanger. Baisser le feu et laisser mijoter doucement 12 à 15 minutes en remuant pour que l'arachide ne brûle pas au fond. La sauce épaissit ; un peu d'huile rouge perle en surface. (Pour la version tomate simple, sauter cette étape.)
Goûter et ajuster le sel et le piment en fin de cuisson. La sauce doit être épaisse et nappante, d'un rouge profond (version tomate) ou marbrée de beige (version arachide), les chenilles bien enrobées. Retirer le piment entier si on a craint l'excès, ou l'éclater pour les amateurs.
Servir les makongo en sauce bien chauds, accompagnés de **gozo** (boule de manioc), de banane plantain ou de riz blanc, que l'on détache à la main pour saucer. Plat de saison (récolte de juillet à septembre dans la Lobaye), riche en protéines et apprécié pour le plaisir autant que pour sa valeur nutritive. Le repas se prend traditionnellement à la main, en famille, dans un plat commun.
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Sourcer ou se taire
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