Chargement de lâatlas
Atlas Culinaire · Afrique du Sud · Afrique
Le moonshine de fruits du Highveld, la foudre blanche du platteland afrikaner (~50-52 % ABV).
Trois points sont nommĂ©s et arbitrĂ©s. D'abord mampoer contre witblits, souvent confondus : le witblits, le brandewyn originel du Cap, se distille des marcs et rafles de raisin, tandis que le mampoer se distille de fruits charnus, pĂȘche jaune, abricot, prune, figue ou marula, et est nĂ© plus au nord quand les Afrikaners montĂšrent vers le Transvaal, mĂȘme geste d'alambic mais base diffĂ©rente. Ensuite l'Ă©tymologie : Hannes Pieterse (Heritage Portal, Cultural Distillers Guild) tranche contre la certitude, l'hommage supposĂ© au chef pedi Mampuru II, exĂ©cutĂ© en 1883, Ă©tant du folklore et non un fait linguistique prouvĂ©, Ă servir comme rĂ©cit. Enfin la sĂ©curitĂ©, la coupe voorloop-naloop, point critique : la distillation artisanale produit des tĂȘtes (voorloop) chargĂ©es de mĂ©thanol et d'acĂ©tone Ă Ă©carter, un cĆur (middelloop) Ă garder et des queues (naloop) Ă retirer, et le test paysan si ça brĂ»le c'est prĂȘt ne mesure que la force alcoolique, pas la toxicitĂ©, il ne dĂ©tecte pas le mĂ©thanol. Le point retenu : jeter systĂ©matiquement la tĂȘte et ne jamais juger la potabilitĂ© Ă la flamme, et sur la force, les distillateurs du Marico visent environ 64 % plutĂŽt que 80 % pour garder les arĂŽmes. Sources adossĂ©es dans sources[] (theheritageportal.co.za, distillique.co.za, dailymaverick.co.za).
Servi sec, à température, en petits verres, en digestif ou brise-palais au braai ; boerewors, sosaties, biltong, koeksisters, malva pudding ; parfois allongé au jus de fruit ou au ginger beer.
8/10 â institution culturelle du platteland afrikaner et de Groot Marico (festival annuel de plus de 40 ans, littĂ©rature d'Herman Charles Bosman) ; mondialement confidentiel mais icĂŽne patrimoniale en Afrique du Sud.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
MoĂ»t â Broyer et sucrer le moĂ»t â Ăcraser les pĂȘches en pulpe et corriger le sucre pour viser environ 16 % d'alcool potentiel. Plus de sucre fermentescible donne plus d'alcool Ă distiller, le rendement final n'Ă©tant que de 6 Ă 10 %. La pulpe est homogĂšne, le Brix mesurĂ©, pour un moĂ»t sucrĂ© mais pas sirupeux. Trop diluĂ©, ajouter du sucre ; trop Ă©pais, un peu d'eau.
Le pourquoiLe sucre fermentescible détermine l'alcool disponible à la distillation.
Fermentation â Ensemencer la levure â Ă 21-25 °C, ajouter la levure Ćnologique et le nutriment. Une levure Ćnologique robuste tolĂšre l'alcool et fermente propre, avec moins de fusel et de mĂ©thanol qu'une fermentation sauvage. La mousse et les bulles apparaissent sous vingt-quatre Ă quarante-huit heures, dĂ©part franc. Pas de dĂ©part, rĂ©hydrater ou rĂ©ensemencer et vĂ©rifier la tempĂ©rature.
Le pourquoiLa levure robuste fermente proprement en limitant fusel et méthanol.
Fermentation â Fermenter Ă sec â En cuve close avec bonde, Ă l'abri de la lumiĂšre entre 21 et 25 °C, laisser fermenter huit Ă dix jours pour convertir tout le sucre. Un moĂ»t sec distille plus proprement. Le bullage s'arrĂȘte et le goĂ»t devient sec, non sucrĂ©, bone dry. Une fermentation coincĂ©e se relance au nutriment et Ă une agitation douce, en rĂ©chauffant lĂ©gĂšrement.
Le pourquoiLa fermentation complÚte donne un moût sec, plus propre à distiller.
Clarification â Clarifier au froid â Placer quarante-huit heures au frais, puis soutirer le liquide clair en laissant les lies. Moins de matiĂšre solide donne moins de brĂ»lĂ© et d'arĂŽmes off Ă la chauffe. Le liquide s'Ă©claircit et un dĂ©pĂŽt se forme au fond. C'est l'Ă©tape qui protĂšge le goĂ»t du distillat.
Le pourquoiRetirer les lies évite le brûlé et les arÎmes off à la distillation.
Distillation â PremiĂšre chauffe (stripping) â Charger l'alambic en cuivre et chauffer doucement, le cuivre captant les composĂ©s soufrĂ©s. L'alcool s'Ă©vapore avant l'eau et on concentre. Les premiĂšres gouttes sortent vers 78 °C de vapeur, en low wines troubles. Une chauffe trop vive se corrige en baissant la source pour Ă©viter les Ă -coups.
Le pourquoiL'alcool s'évapore avant l'eau, ce qui le concentre.
Distillation â Ăcarter les tĂȘtes (voorloop) â Jeter les tout premiers millilitres, environ 5 ml par litre de moĂ»t, soit Ă peu prĂšs 125 ml pour 5 L. C'est une Ă©tape de sĂ©curitĂ© : le mĂ©thanol et l'acĂ©tone volatils sortent en tĂȘte et sont toxiques, avec un risque de cĂ©citĂ©. L'odeur est celle du solvant ou du vernis, piquante. Rien de cette fraction ne se boit, et dans le doute, en Ă©carter davantage.
Le pourquoiLe mĂ©thanol toxique sort en tĂȘte et doit ĂȘtre jetĂ©.
Distillation â Recueillir le cĆur et couper les queues â Garder le cĆur, environ 550 ml, une seconde distillation affinant encore, puis dĂšs que le nez devient gras ou de carton mouillĂ©, signe des huiles de fusel, arrĂȘter et Ă©carter les queues. Le cĆur est l'Ă©thanol aromatique propre, le vrai mampoer, au nez de pĂȘche net et Ă la bouche chaude mais franche, Ă viser vers 60 Ă 64 % pour prĂ©server les arĂŽmes plutĂŽt que 80 %. On dilue ensuite le cĆur Ă l'eau distillĂ©e jusqu'au titre voulu, souvent 50 Ă 52 %, on repose et on embouteille blanc, non vieilli. Un goĂ»t de queue passĂ© se corrige en redistillant.
Le pourquoiLe cĆur est l'Ă©thanol aromatique propre, dĂ©barrassĂ© des tĂȘtes et des queues.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier Ă cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.