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Atlas Culinaire · Mexique · Tabasco & Sud-Est
Poisson-dinosaure cru enveloppé en hoja de momo et hoja de plátano, cuit doucement à la chontal
Le mone est une technique chontale de cuisson en papillote végétale antérieure à la Conquête, et son débat central porte sur la feuille : la « hoja de momo » (ou « mumu ») n'est pas une plante à part — c'est le nom tabasqueño de la hoja santa (Piper auritum), confirmé par lossaboresdemexico et le Portal Tabasco. La brigade tranche donc : momo = hoja santa, point. Second débat, la protéine : le Portal Tabasco et México Desconocido documentent un mone de cerdo (porc) tout aussi traditionnel, tandis que le mone de pejelagarto reste la version-totem parce que le poisson vient « des communautés chontales et putún » productrices (La Chispa de Tabasco). Les deux sont authentiques ; ce qui ne l'est pas, c'est de remplacer le momo par une simple feuille de bananier sans hoja santa, ce qui annule l'âme du plat.
Pozol blanc (maïs fermenté) ou agua de horchata, boissons mayas/chontales par excellence (option sans alcool).
Plat de communautés chontales (Nacajuca, Centla), cuisiné pour les repas familiaux et fêtes ; le pejelagarto en est la version la plus identitaire.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Écailler et tronçonner le pejelagarto (sa peau écailleuse très dure se retire après une brève passe au feu). Frotter les morceaux de jus de citron et de sel pour les assainir et raffermir la chair. Laisser dégorger quelques minutes pendant qu'on prépare le recado.
Hacher jitomate, cebolla, ajo et cilantro, et trancher le chile dulce en lanières. Mélanger ces aromates aux morceaux de poisson. Tout reste cru : la cuisson lente dans le paquet fera le reste. Saler à ce stade.
Passer la feuille de bananier au-dessus de la flamme jusqu'à ce qu'elle devienne souple et brillante. Étendre la hoja de plátano, poser dessus (et sous, si on a de la hoja de toh) les feuilles de momo bien lavées. Le momo doit tapisser généreusement, c'est lui qui parfume tout le mone.
Disposer le poisson assaisonné au centre du lit de momo. Répartir par-dessus les rondelles de plátano verde et les chiles güeros entiers. Le plantain fond doucement et épaissit le jus, les chiles diffusent leur piquant sans dominer.
Replier d'abord les hojas de momo sur la garniture, puis envelopper l'ensemble dans la hoja de plátano comme un grand tamal. Ficeler solidement avec des lanières de feuille pour que le paquet soit étanche à la vapeur.
Cuire le paquet à la vapeur, ou posé sur les braises/au comal, ou dans un peu d'eau salée, pendant environ une heure et demie. La chair du pejelagarto doit être ferme et le plátano fondant. Le momo aura teinté et parfumé tout l'intérieur.
Servir le mone fermé et l'ouvrir devant les convives : la vapeur parfumée au momo qui s'en échappe fait partie du plat. Accompagner de tortillas faites main et, souvent, de tranches de plátano verde rôti à côté.
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Sourcer ou se taire
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