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Atlas Culinaire · Kenya · Afrique
L'ugali brun des Luhya, pétri au millet doigt (bulo) et au sorgho : plus dense, plus nutritif et surtout plus ancien que l'ugali blanc de maïs, il reste l'obusuma d'honneur des cérémonies.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
MĂ©langez Ă sec la farine de millet doigt et celle de sorgho, en ajoutant Ă©ventuellement un peu de manioc pour un pĂ©tri plus liant. Le mĂ©lange doit ĂȘtre d'un brun grisĂ© homogĂšne, sans paquets. Visez une farine tamisĂ©e et bien rĂ©partie. Si la mouture est grossiĂšre ou pleine de son, passez-la au tamis, sinon la pĂąte restera granuleuse et fragile au moulage.
Versez l'essentiel de l'eau dans une marmite épaisse à fond lourd et portez-la à pleine ébullition. L'eau doit bouillonner franchement avant tout ajout de farine. Visez un frémissement vif et une marmite bien chaude sur toute sa base. Si votre marmite est fine, baissez un peu le feu une fois l'ébullition atteinte pour éviter que la pùte n'accroche trop vite au fond.
Détrempez deux poignées de farine dans le verre d'eau froide réservé pour obtenir une pùte lisse, puis versez-la dans l'eau bouillante en fouettant. Ce lait de farine doit épaissir en une bouillie souple sans un seul grumeau. Visez une base fluide mais nappante. Si des paquets se forment, écrasez-les au fouet contre la paroi avant d'aller plus loin, car ils ne partiront plus une fois la pùte prise.
Baissez le feu et ajoutez le reste de la farine par petites pluies, en tournant énergiquement avec le bùton (obukhono) entre chaque ajout. La pùte doit épaissir progressivement et devenir difficile à remuer, signe qu'elle prend corps. Visez une masse dense qui commence à se détacher des parois. Si elle durcit trop vite et sÚche, ajoutez une louche d'eau chaude ; trop molle, incorporez encore un peu de farine.
Travaillez la masse au bùton en la pliant et l'écrasant contre les parois, en pressant vers le centre pour la souder. La pùte doit devenir lisse, brillante et se décoller nettement de la marmite. Visez une boule compacte qui n'adhÚre plus au fond. Si elle colle encore, poursuivez le pétrissage à feu doux ; si elle se craquelle, c'est qu'elle est trop sÚche, détendez d'un filet d'eau chaude.
Rassemblez la pĂąte en dĂŽme, couvrez et laissez cuire Ă feu doux pour que la vapeur finisse de cuire le cĆur. Une fine croĂ»te doit se former au contact du fond et une odeur de cĂ©rĂ©ale grillĂ©e monter. Visez un obusuma cuit Ă cĆur, sans goĂ»t de farine crue. Si le dessous colore trop, retournez le dĂŽme d'un bloc pour Ă©quilibrer la cuisson plutĂŽt que de baisser encore le feu.
Humectez un bol, versez-y l'obusuma brĂ»lant, tassez-le en tournant pour lui donner sa forme bombĂ©e (khuumba), puis renversez-le d'un geste franc sur un plat. Le dĂŽme doit tomber lisse et lustrĂ©, gardant sa forme. Visez un obusuma net, chaud, prĂȘt Ă se rompre Ă la main. Si la surface se fendille, c'est que la pĂąte Ă©tait trop sĂšche : servez sans attendre, avant qu'elle ne durcisse davantage.
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Sourcer ou se taire
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