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Atlas Culinaire · Bolivie · Amériques
Le petit poisson d'argent du Titicaca, roulĂ© dans l'Ćuf et la farine, frit dorĂ© et servi avec chuño, mote et llajwa â un pilier discret de la table de l'altiplano.
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Le pejerrey se travaille entier ou en filets fins â sous l'eau froide courante, on retire soigneusement chaque Ă©caille du bout des doigts ou avec le dos d'un couteau, puis on Ă©viscĂšre et on rince l'intĂ©rieur jusqu'Ă ce que l'eau ressorte claire. La chair de ce petit poisson d'argent des rives du Titicaca est dĂ©licate et se dĂ©chire facilement.
On dispose les pejerrey dans un plat, on les arrose du jus de citron vert, on ajoute l'ail haché, le sel, le poivre et le persil, puis on laisse reposer au frais une à deux heures. Le citron, par son acidité, dénature légÚrement les protéines de surface et resserre la texture, ce qui aide ensuite la panure à mieux adhérer.
Dans un bol, on bat les Ćufs en omelette lĂ©gĂšre, puis dans une assiette plate on mĂ©lange la farine, la levure chimique, le pimentĂłn, une pincĂ©e de sel et de poivre â c'est la base du rebozado, la technique bolivienne d'enrobage Ćuf-farine.
Chaque pejerrey, Ă©gouttĂ© de sa marinade, est trempĂ© dans l'Ćuf battu puis roulĂ© dans la farine assaisonnĂ©e, en pressant lĂ©gĂšrement pour que la panure adhĂšre sur toute la surface. Certaines cuisiniĂšres de La Paz refont un second passage Ćuf-farine pour une croĂ»te plus Ă©paisse et plus protectrice.
L'huile est chauffĂ©e Ă feu moyen-vif jusqu'Ă frĂ©missement, puis les pejerrey panĂ©s y sont dĂ©posĂ©s dĂ©licatement, sans surcharger la poĂȘle, pour cuire jusqu'au fond des deux cĂŽtĂ©s jusqu'Ă obtenir une croĂ»te bien dorĂ©e.
Une fois dorés, les pejerrey sont retirés de l'huile et déposés sur du papier absorbant ou une grille, quelques minutes, le temps que l'excÚs de gras s'évacue et que la croûte finisse de croustiller au contact de l'air.
Le pejerrey apanado se dresse chaud, un ou deux poissons entiers par assiette, entouré des pommes de terre, du chuño ou du mote selon la région, avec un quartier de citron vert et un ramequin de llajwa à part. On le mange traditionnellement avec les doigts pour désosser le poisson entier.
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Sourcer ou se taire
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