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Atlas Culinaire · Guadeloupe · Amériques
Le dessert qui refuse de jeter le pain : raisins et pruneaux au rhum, cannelle, citron, et un moule caramélisé.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Une semaine avant â c'est le minimum que recommande Tatie Maryse â mettez les raisins secs et les pruneaux dĂ©noyautĂ©s Ă macĂ©rer dans le rhum vieux, dans un bocal fermĂ© Ă tempĂ©rature ambiante. Les fruits gonflent, s'imprĂšgnent et parfument le rhum en retour. Ă dĂ©faut d'une semaine, la veille au soir donne un rĂ©sultat honnĂȘte mais nettement moins profond. Les fruits doivent ĂȘtre dodus et le rhum avoir foncĂ©.
Coupez le pain rassis en morceaux et faites-le tremper vingt-cinq minutes dans un grand volume d'eau froide, jusqu'Ă ce qu'il soit complĂštement ramolli, puis essorez-le fermement entre les mains pour en chasser le maximum d'eau. C'est la mĂ©thode de Tatie Maryse ; l'Ă©cole du lait, elle, remplace l'eau par 800 ml de lait entier pour 500 g de pain. Le pain doit ĂȘtre souple et humide, jamais dĂ©goulinant. Pressez-le en boules.
Ămiettez le pain essorĂ© Ă la main ou passez-le au moulin Ă lĂ©gumes, en refusant catĂ©goriquement le mixeur Ă©lectrique : Tatie Maryse est formelle, il transforme le pain en pĂąte compacte au lieu de le laisser en miettes, et c'est exactement ce qui distingue un pudding d'un bloc. Travaillez patiemment jusqu'Ă obtenir une chapelure humide et homogĂšne. Elle doit ĂȘtre grumeleuse, pas lisse.
MĂ©langez la chapelure humide avec le sucre de canne, les Ćufs battus, le beurre fondu, le lait, la cannelle, la muscade, les graines de vanille et le zeste de citron vert, puis ajoutez les fruits macĂ©rĂ©s Ă©gouttĂ©s et une partie de leur rhum. GoĂ»tez et rectifiez : c'est un dessert de rĂ©cupĂ©ration, chaque pain se comporte diffĂ©remment. L'appareil doit ĂȘtre Ă©pais, humide et tomber lourdement de la cuillĂšre.
Faites un caramel avec le sucre, l'eau et quelques gouttes de jus de citron vert, sans jamais remuer Ă la cuillĂšre, jusqu'Ă la couleur ambrĂ©e, puis versez-le dans le moule et faites-le tourner pour en tapisser le fond. Tatie Maryse le recommande vivement pour le goĂ»t et l'aspect ; Sweet Wassai rappelle qu'il n'est pas obligatoire. Travaillez vite, il fige en secondes. Le fond doit ĂȘtre couvert d'une couche brillante.
Versez l'appareil dans le moule caramĂ©lisĂ©, tassez lĂ©gĂšrement pour chasser les poches d'air, posez le moule dans un plat rempli d'eau bouillante Ă mi-hauteur et enfournez une heure Ă 180 °C â le protocole exact de Tatie Maryse. Le bain-marie garantit une cuisson douce et rĂ©guliĂšre. Le pudding est cuit quand la lame ressort propre et que le dessus est ferme. Il doit ĂȘtre brun dorĂ© et bomber lĂ©gĂšrement.
Laissez le pudding refroidir complĂštement Ă tempĂ©rature ambiante dans son moule : il ne prend qu'en refroidissant, et dĂ©moulĂ© chaud il s'effondre â c'est le piĂšge que signale explicitement Tatie Maryse. Placez-le ensuite au rĂ©frigĂ©rateur quelques heures avant de dĂ©mouler et de trancher. Il doit ĂȘtre ferme, dense, et la lame doit passer net. Le caramel coule sur les flancs au dĂ©moulage.
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