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Atlas Culinaire · Guadeloupe · Amériques
Trois ingrédients, une forme de caillou : le macaron coco que la Guadeloupe appelle chikini.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Râpez la pulpe d'une noix de coco fraîche si vous en trouvez : Tatie Maryse est formelle, c'est elle qui donne au rocher sa texture « à la fois moelleuse et légèrement sèche ». La coco déshydratée du commerce donne un résultat nettement plus sec ; dans ce cas, faites-la tremper dix minutes dans un peu de crème de coco pour lui rendre son humidité. La coco doit être humide au toucher et sentir franchement le frais.
Montez les blancs d'œufs en neige avec une pincée de sel, jusqu'à ce qu'ils forment des pics fermes mais non cassants. Ils sont le seul liant de la version classique : trop mous, les rochers s'effondrent ; trop fermes, ils se rétractent en séchant. Incorporez le sucre en pluie en fin de montage pour les serrer. Ils doivent être brillants et tenir au bec du fouet retourné.
Ajoutez la coco râpée, le zeste de citron vert, la vanille, la cannelle et la muscade aux blancs montés, et mélangez à la spatule en soulevant la masse — sans chercher à préserver l'air, il n'y en a pas assez pour que ça compte ici. Si vous suivez la version de Tatie Maryse, ajoutez également la farine à ce moment. La pâte doit être compacte, humide et tenir en boule dans la main.
Formez des dômes réguliers à la main ou à la cuillère à glace, en tassant légèrement pour qu'ils tiennent, et déposez-les sur une plaque couverte de papier cuisson. Tatie Maryse le rappelle : la pâte ne s'étale pas à la cuisson, il faut donc positionner soigneusement les portions à l'avance. Espacez-les de deux centimètres. Ils doivent être bien tassés, aux arêtes irrégulières — c'est ce qui leur donne l'aspect de rocher.
Enfournez à 180 °C pour quinze à vingt minutes pour la version classique sans farine, jusqu'à ce que les pointes soient dorées et le cœur encore moelleux. Pour la version farinée de Tatie Maryse, comptez quarante minutes à 170 °C, qui donne un rocher plus sec et plus dense. Surveillez la couleur à partir de la douzième minute : les rochers passent du doré au brun sec très vite. Les pointes doivent brunir avant le corps.
Sortez la plaque et laissez les rochers refroidir dessus sans les toucher : à la sortie du four, ils sont encore fragiles et se cassent si on les déplace. Ils se raffermissent en refroidissant. Décollez-les ensuite du papier cuisson avec une spatule fine. Ils doivent être fermes en surface et moelleux au cœur pour la version classique.
Faites fondre le chocolat noir au bain-marie et trempez-y la base de chaque rocher refroidi, puis reposez-les sur du papier cuisson pour laisser figer — une finition classique qui ajoute une amertume bienvenue et rend le rocher moins fragile. Cette étape est facultative mais transforme le résultat. Le chocolat doit figer en une fine couche brillante. Conservez ensuite en boîte hermétique.
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Sourcer ou se taire
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