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Atlas Culinaire · Nicaragua · Amériques
L'horchata de l'arbre-calebasse : les graines du jícaro — l'arbre qui donne aussi la vaisselle du pinolillo — grillées, moulues avec riz trempé et cannelle, battues au lait sucré vanillé : la semilla de jícaro documentée « des restaurants, écoles, étals et vendeurs de rue » du pays entier.
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Le riz à l'eau deux heures avant. Les graines de jícaro « lavées, égouttées, grillées à la poêle » documentées — cinq minutes à sec, remuées, jusqu'au craquement noisette. La porte du jícaro, une fois encore : crue elle astringe, grillée elle chante.
Moulez ensemble graines grillées, riz essoré et cannelle concassée — « jusqu'à la mouture fine » documentée : une pâte-poudre beige parfumée. La finesse compte ici (contrairement au pozol voisin) : l'horchata se veut veloutée, son grain léger en suspension douce.
La liturgie : pâte, fond de lait, crème lisse, puis le lait restant, sucre et vanille documentés. Battez franc. L'école de l'étal coupe moitié lait-moitié eau (l'économie du gobelet) ; la maison va au lait entier — les deux documentées.
Une heure au froid documentée par l'usage des étals — l'amidon s'hydrate, l'amande diffuse, la texture s'arrondit. Remuez au sortir : le léger dépôt se remet en suspension. Goûtez et ajustez enfin le sucre.
Glacée, remuée, en gobelet d'étal ou — la boucle parfaite — dans la jícara de l'arbre même qui a donné les graines. L'horchata escorte les comedores de midi et les écoles documentées ; sa banalité nationale est son titre de gloire. Racontez l'arbre total en servant : vaisselle et boisson d'un même jícaro des plaines sèches.
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Sourcer ou se taire
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