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Atlas Culinaire · Norvège · Europe
Sablés beurrés norvégiens aux amandes broyées et à la cardamome, décorés de sucre perlé et d'amandes effilées — biscuit de Noël national incontournable depuis Hanna Winsnes (1845) et Fridtjof Erken (1914), souvent cités parmi les fameux « sju slag ».
Le mythe des « sju slag » (sept sortes de biscuits de Noël) est une invention commerciale des années 1960, et non une ancienne tradition norvégienne. La folkloriste Ann Helene Bolstad Skjelbred, dans *Jul i Norge* (Kagge Forlag, 2009 ; https://www.ark.no/produkt/boker/dokumentar-og-faktaboker/jul-i-norge-9788283050141), a démontré — après des enquêtes du Norsk Folkeminnelag auprès de témoins remontant aux années 1920-1930 — qu'aucun d'eux ne mentionnait l'obligation de sept sortes. Bolstad Skjelbred elle-même, née pendant la Seconde Guerre mondiale, n'a entendu parler de « sju slag » qu'après son arrivée à Oslo dans les années 1960, period où cette notion est apparue dans les magazines féminins et la publicité agro-alimentaire. Confirmé par plusieurs journaux régionaux norvégiens (Glomdalen https://www.glomdalen.no/jul/mat/feature/historien-om-de-orten-slagene/s/5-19-409261, Oppland Arbeiderblad https://www.opp.no/magasinet/n/JE8lGb/de-sju-slagene-er-egentlig-bare-en-myte). Les serinakaker sont donc un authentique biscuit de Noël norvégien, mais leur association au chiffre « sept » relève du marketing, pas de la tradition centenaire.
Verre de julegløgg (vin chaud aux épices) ou tasse de julekaffe (café de Noël) légèrement parfumé à la cardamome
Les serinakaker sont présents sur toutes les tables de Noël norvégiennes depuis au moins le XIXe siècle. Hanna Winsnes les mentionne dans son Lærebog i de forskjellige Grene af Husholdningen (1845) et Fridtjof Erken les consacre dans son Stor kokebok (1914) comme recette de référence. Ils sont systématiquement inclus dans la liste non-officielle des « sju slag », qui compte en réalité souvent 10 à 14 sortes selon les familles norvégiennes — le chiffre sept étant une simplification.
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Travailler le beurre ramolli avec le sucre glace au batteur électrique (ou à la spatule) jusqu'à obtenir une crème pâle et mousseuse, environ 3 à 4 minutes. Cette étape incorpore de l'air qui rendra les sablés fondants. Ne pas chauffer le beurre — il doit être mou mais jamais fondu. Ajouter l'oeuf battu et mélanger brièvement jusqu'à incorporation.
Tamiser la farine avec la cardamome moulue, la levure chimique, le sel et le sucre vanillé. Verser en une fois sur la préparation beurrée. Mélanger à la spatule ou à basse vitesse au robot juste le temps d'agglomérer la pâte en boule homogène — ne pas pétrir. Une pâte sursaturée en gluten produit des sablés durs. La pâte doit être souple mais non collante.
Envelopper la pâte dans un film alimentaire et réfrigérer 30 à 60 minutes minimum. Le repos au froid est essentiel : il raffermit le beurre, facilite le façonnage des boules et empêche l'étalement excessif à la cuisson. Pour des sablés plus nets, une nuit au réfrigérateur est idéale.
Préchauffer le four à 190 °C chaleur tournante (ou 200 °C convection statique). Tapisser deux plaques à pâtisserie de papier sulfurisé. Sortir la pâte du réfrigérateur. À l'aide de deux cuillers à café ou d'une cuiller à glace (portionneur n°60 pour des portions régulières de ≈15 g), former des boules de la taille d'une bille (environ 40 pièces). Les déposer en quinconce avec 3 cm d'espace.
Battre légèrement le blanc d'oeuf à la fourchette. Badigeonner délicatement le dessus de chaque boule de pâte. Déposer immédiatement quelques amandes effilées et une pincée de sucre perlé sur chaque biscuit — le blanc d'oeuf sert de colle. Le sucre perlé apporte le croquant caracteristique des serinakaker traditionels. Les amandes se toasent légèrement à la cuisson et dégagent un arôme de noisette complémentaire à la cardamome.
Enfourner à mi-hauteur pour 10 à 12 minutes. Les serinakaker doivent rester très clairs au centre et prendre seulement une légère couleur ambrée sur les bords. Ils paraîtront encore tendres à la sortie du four — c'est normal : ils se raffermissent en refroidissant. Ne pas attendre qu'ils soient dorés uniformément, car ils sur-cuisent très vite.
À la sortie du four, laisser les biscuits reposer 5 minutes sur la plaque avant de les transférer sur une grille. Ils se cassent facilement chauds. Une fois à température ambiante, ils deviennent fermes et sablés. Conserver dans une boîte métallique hermétique à température ambiante jusqu'à 3 semaines — la boîte métallique préserve le croquant mieux que le plastique. Les serinakaker s'améliorent après 24 à 48 heures : la cardamome s'exprime davantage.
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Sourcer ou se taire
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