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Atlas Culinaire · Sri Lanka · Asie
Galettes de fins fils de riz vapeur, le petit-déjeuner national qui éponge le curry de coco.
La querelle porte sur la farine. Les puristes, comme la cheffe sri-lankaise Roshani Wickramasinghe (Hungry Lankan), travaillent une farine de riz grillée (rouge kekulu ou blanche, ou un mélange) pressée puis cuite vapeur, garante du fil tendre et de la saveur. Mais l'encyclopédie note qu'au fil du XXe siècle la farine de blé a été introduite comme alternative jugée plus diététique, donnant une teinte brune et une texture plus ferme. Le point est aujourd'hui tranché côté authenticité : le string hopper canonique reste à la farine de riz grillée (souvent sans gluten), la version blé étant une déclinaison moderne et non la recette d'origine attestée dès la littérature Sangam (Ier siècle) et le Lokopakara (1025) selon l'historien K. T. Achaya.
Un thé de Ceylon noir corsé (Nuwara Eliya ou Dimbula), servi très chaud avec un nuage de lait, équilibre le kiri hodi. Variante non alcoolisée alternative : un faluda à la rose, ou une eau de coco fraîche.
Considéré comme un petit-déjeuner national au Sri Lanka, le string hopper se mange aussi au dîner avec kiri hodi, pol sambol et un curry. Roshani Wickramasinghe (Hungry Lankan) en fait un pilier du repas familial cinghalais ; la dish est partagée avec la cuisine tamoule sous le nom idiyappam / noolputtu.
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Versez la farine de riz grillée et le sel dans un grand saladier et fouettez à sec pour répartir le sel. Ce geste banal évite les zones fades ou trop salées une fois les fils cuits. La farine grillée doit sentir légèrement la noisette : c'est le signe qu'elle donnera un fil parfumé et non un goût d'amidon cru.
Versez l'eau tiède en filet tout en remuant à la cuillère en bois jusqu'à formation de grumeaux. L'eau tiède gélatinise mieux l'amidon et donne un fil plus moelleux qu'une eau froide. N'inondez pas d'un coup : on rattrape une pâte trop sèche, jamais une trop liquide.
Quand c'est assez tiède pour les mains, pétrissez jusqu'à une consistance de pâte à modeler, souple et légèrement collante mais qui ne poisse pas les doigts. Une pâte bien lisse glisse dans le presse sans forcer. Au toucher elle doit rebondir doucement et garder l'empreinte du doigt sans se fendiller.
Huilez très légèrement les plateaux à string hoppers (petits disques perforés) avec un pinceau. Cette fine pellicule est l'assurance d'un décollement net après cuisson. Sans elle, les fils s'arrachent et la galette se déchire à la sortie.
Remplissez le presse (idiyappam press) à 80 %, sans tasser, et vissez. Un presse trop plein force et fait sortir un boudin au lieu de fils fins. Vous devez sentir une résistance régulière, pas un blocage.
Pressez la pâte en mouvements circulaires concentriques sur chaque plateau jusqu'à le couvrir d'un lit de fils régulier. Coupez le fil d'un coup de doigt en fin de spirale. Pour une galette plus épaisse, repassez une seconde spirale par-dessus. Le geste doit être fluide et continu pour des fils sans rupture.
Empilez les plateaux dans le cuiseur vapeur avec un minimum de chevauchement pour laisser circuler la vapeur, couvrez et faites cuire 5 à 6 minutes. Les fils passent d'opaques à fermes et élastiques. Sous-cuits ils restent crayeux et collants au centre ; surcuits ils sèchent et durcissent.
Décollez délicatement chaque galette et empilez-les dans un récipient couvert pour qu'elles restent souples à la vapeur résiduelle. Servez tiède avec kiri hodi, pol sambol ou un curry de lentilles. La galette doit se défaire en fils sous les doigts, jamais en bloc compact.
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Sourcer ou se taire
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