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Atlas Culinaire · Afrique du Sud · Afrique
Le curry de haricots des cuisines indiennes de Durban, l'ùme végétarienne du bunny chow.
Trois lignes de faille sont tranchées. D'abord haricots secs trempés contre boßte : la tradition indo-durbanite part de sugar beans secs trempés une nuit puis bouillis, et surtout on garde l'eau de cuisson comme base du gravy, ce dont Spice Emporium et Radio Islam font le geste identitaire, tandis que Tamarind & Thyme et Woolworths TASTE valident la boßte pour la commodité, au prix du liquide amidonné qui lie la sauce. Ensuite le masala : le profil est le Durban curry, hot ou medium curry powder ou mixed masala, plus Kashmiri chilli, soomph (fenouil moulu), graines de moutarde et cumin en tempering, feuilles de curry fraßches et tomate, le garam masala n'entrant qu'en pincée de finition, la couleur et la profondeur venant du curry powder de Durban et du Kashmiri, pas du garam masala nord-indien. Enfin le lien au bunny chow végétarien : le bean curry est le bunny chow d'origine, le curry le moins cher vendu par la caste marchande végétarienne Bania (Bania Chow devenu Bunny Chow), repas de main portable des travailleurs indiens des champs de canne. Distinct des sousboontjies (ZA035, afrikaner sucré-vinaigré), du dinawa (ZA085, niébé sotho-tswana) et du format bunny chow (ZA002). Sources adossées dans sources[] (spiceemporium.co.za, tamarindnthyme.com, southafrica.net).
Bunny chow (pain blanc évidé), roti feuilleté, riz blanc ou pain blanc beurré ; sambal tomate-oignon, piments au vinaigre (ushatini), carrot salad ; falooda ou thé masala.
9/10 â staple de la plupart des foyers indiens de Durban, garniture vĂ©gĂ©tarienne emblĂ©matique du bunny chow, prĂ©sente dans quasi toutes les cuisines indo-durbanites et cartes de takeaway du KwaZulu-Natal.
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PrĂ©paration â Tremper et cuire les haricots â Tremper les sugar beans secs une nuit, ou une heure Ă l'eau tiĂšde, rincer et bouillir environ trente minutes jusqu'Ă tendres. On rĂ©hydrate et on cuit uniformĂ©ment le haricot, et on rĂ©serve l'eau de cuisson amidonnĂ©e qui liera le gravy. Un haricot s'Ă©crase sous le doigt sans ĂȘtre en purĂ©e, tendre, la peau intacte. Trop ferme, prolonger dix minutes ; les peaux qui Ă©clatent, baisser le frĂ©missement. Avec des boĂźtes, sauter cette Ă©tape et rĂ©server un peu du liquide.
Le pourquoiL'eau de cuisson amidonnée lie le gravy sans farine.
Tempering â TempĂ©rer les Ă©pices entiĂšres â Dans l'huile chaude Ă feu moyen-doux, jeter le cumin et la moutarde, et dĂšs qu'ils crĂ©pitent, ajouter la cannelle, le laurier, l'anis Ă©toilĂ©, la cardamome et les feuilles de curry dĂ©chirĂ©es. Le tempering libĂšre les huiles essentielles dans le gras, fondation aromatique. La moutarde saute et les feuilles de curry grĂ©sillent et embaument, sans brĂ»ler. Si ça noircit, retirer du feu et recommencer, une Ă©pice brĂ»lĂ©e amĂ©rise tout.
Le pourquoiLe tempering extrait les arÎmes des épices entiÚres dans l'huile.
Aromates â Suer l'oignon â Ajouter l'oignon Ă©mincĂ©, cuire jusqu'Ă dorĂ© clair, puis la pĂąte gingembre-ail trente Ă soixante secondes. C'est la base sucrĂ©e-savoureuse, l'ail-gingembre devant perdre son cru. L'oignon est translucide virant au blond et l'odeur d'ail s'adoucit, dorĂ© sans brunir foncĂ©. Si l'oignon attache, un filet d'eau.
Le pourquoiL'oignon fondu donne la base sucrée-savoureuse du curry.
Masala â RĂ©veiller les Ă©pices moulues â Ajouter le curry powder, le Kashmiri, le curcuma, la coriandre, le cumin, le soomph et la moitiĂ© du garam masala avec quelques gouttes d'eau. Faire fleurir les Ă©pices moulues sans les brĂ»ler, l'eau les protĂ©geant, dĂ©veloppe couleur et profondeur. On veut une masse rouge foncĂ© qui se dĂ©tache de l'huile, au parfum intense, une pĂąte de masala luisante. Si ça accroche, des gouttes d'eau supplĂ©mentaires.
Le pourquoiFaire fleurir les épices dans l'huile développe couleur et profondeur.
Cuisson â Tomate et pommes de terre â Incorporer la tomate rĂąpĂ©e et les pommes de terre en quartiers avec les piments verts, cuire deux Ă trois minutes pour saisir jusqu'Ă ce que la tomate rĂ©duise. La tomate apporte aciditĂ© et corps au gravy et les pommes de terre s'imprĂšgnent du masala. L'huile ressort sur les bords et la tomate est fondue, masala homogĂšne enrobant les pommes de terre. Trop acide, une pincĂ©e de sucre.
Le pourquoiLa tomate lie le gravy et les pommes de terre absorbent le masala.
Cuisson â Mijoter avec l'eau de haricots â Verser l'eau de cuisson rĂ©servĂ©e, environ 500 ml, saler, couvrir et laisser frĂ©mir jusqu'Ă des pommes de terre Ă quatre-vingts pour cent. La cuisson lente marie masala et amidon et le gravy prend du corps. Un couteau entre sans rĂ©sistance dans la pomme de terre et la sauce nappe. Trop sec, de l'eau chaude ; trop liquide, dĂ©couvrir et rĂ©duire.
Le pourquoiL'eau amidonnée des haricots donne du corps au gravy.
Finition â Ajouter les haricots, lier et finir â Incorporer les haricots cuits, mijoter dix minutes et Ă©craser lĂ©gĂšrement une louche de haricots contre la paroi pour Ă©paissir, avec en option le jus de tamarin, puis hors du feu saupoudrer le reste de garam masala et de coriandre fraĂźche. Les haricots absorbent le masala et l'amidon liĂ© Ă©paissit sans farine, et le garam masala en finition garde ses notes volatiles vives. Le gravy nappe le dos de la cuillĂšre, onctueux, les haricots entiers dans une sauce liĂ©e. Trop Ă©pais, de l'eau chaude ; fade, du sel et une pincĂ©e de masala. Le gravy Ă©paissit encore en reposant.
Le pourquoiL'amidon des haricots écrasés lie le gravy et le garam masala tardif parfume.
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