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Atlas Culinaire · Afrique du Sud · Afrique
Le plus vieux caramel dur du Cap, sucre ambré coulé en tas, hérité des vendeurs de rue cape malais.
Le Dictionary of South African English, autoritĂ© linguistique native, dĂ©finit la tameletjie comme un caramel dur, et le dĂ©bat porte sur trois points. D'abord sucre seul caramĂ©lisĂ© contre sirop, beurre et vinaigre : la version historique et la plus dĂ©pouillĂ©e est sucre et eau caramĂ©lisĂ©s, les recettes modernes ajoutant golden syrup, vinaigre et beurre comme anti-cristallisants, ce qui est attestĂ© dĂšs 1974 sans ĂȘtre inauthentique, l'Ăąme du tameletjie restant le sucre caramĂ©lisĂ© et non un simple toffee au beurre. Ensuite le degrĂ© de cuisson, hard crack et non soft ball : certaines recettes web s'arrĂȘtent au soft chewy ball, ce qui donne un caramel mou, une erreur au regard du DSAE qui dit hard toffee et de World.Food qui exige le hard crack Ă 150 °C aux filaments cassants, un vrai tameletjie devant craquer et non coller aux dents. Enfin les aromates : le canon Cape historique est les pignons de pin et l'Ă©corce de naartjie, le gingembre et la noix de coco ou les amandes Ă©tant des enrichissements plus tardifs. L'Ă©tymologie vient du nĂ©erlandais tabletje, la tablette, et non du malais, mĂȘme si la culture porteuse est cape malaise et cape dutch, les vendeurs de rue malais du Cap ayant popularisĂ© la friandise. Sources adossĂ©es dans sources[] (dsae.co.za, taste.co.za, world.food).
Café rooibos ou moerkoffie (café-chicorée du veld) ; se glisse aussi en éclats sur une glace vanille.
6/10 â sucrerie patrimoniale de nostalgie d'enfance trĂšs reconnue en afrikaans et cape malais, vendue en padstal et boutiques touristiques, mais rarement faite maison aujourd'hui car le sucre Ă la casserole intimide ; icĂŽne plus mĂ©morielle que quotidienne.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
PrĂ©paration â PrĂ©parer le support avant de cuire â Graisser gĂ©nĂ©reusement une plaque ou un marbre, ou tapisser de papier cuisson, et garder un couteau et un bol d'eau froide Ă portĂ©e. Le caramel n'attend pas. Ceux qui sous-estiment la vitesse se font surprendre. Une fois le sucre prĂȘt, il n'y a plus de rattrapage, d'oĂč l'anticipation.
Le pourquoiLe caramel prĂȘt ne laisse aucun temps pour prĂ©parer le support.
Cuisson â Dissoudre le sucre â Mettre le sucre, l'eau, le beurre et le vinaigre ou le sirop dans une casserole Ă fond Ă©pais, Ă feu doux, et remuer jusqu'Ă dissolution totale des cristaux. Un cristal rĂ©siduel est un germe de cristallisation en chaĂźne. Le liquide devient clair, sans plus aucun grain sous la cuillĂšre. On peut badigeonner les parois au pinceau humide pour noyer les cristaux.
Le pourquoiUn cristal résiduel fait cristalliser tout le caramel en chaßne.
Cuisson â Cesser de remuer et bouillir â DĂšs l'Ă©bullition, ne plus remuer, en tournant la casserole si besoin. L'agitation provoque la cristallisation, le sucre qui tourne granuleux et blanc. On voit de gros bouillons puis une mousse fine. C'est le geste-clĂ© le plus violĂ©. Si ça grisonne ou cristallise, il faut jeter et recommencer, c'est irrĂ©cupĂ©rable.
Le pourquoiL'agitation aprÚs ébullition fait cristalliser le sucre.
Cuisson â CaramĂ©liser jusqu'Ă l'ambre â Surveiller la couleur jusqu'Ă un ambre dorĂ© profond, jamais brun-noir. Un arĂŽme de caramel chaud se dĂ©gage, la couleur vire au miel foncĂ©. Trop clair, le caramel est fade et mou ; trop foncĂ©, il est amer et brĂ»lĂ©. On retire du feu une teinte avant la cible, car la cuisson continue par inertie.
Le pourquoiL'ambre doré donne le caramel parfumé sans amertume.
Cuisson â Tester le hard crack â Verser une goutte de caramel dans un bol d'eau glacĂ©e : elle doit former des fils ou une bille durs et cassants, autour de 150 °C. Ăa claque et ne colle pas aux doigts. C'est ce qui fait le caramel dur, par opposition au soft ball mou qui signale un caramel sous-cuit. Si c'est mou, remettre une Ă deux minutes et retester.
Le pourquoiLe hard crack garantit un caramel dur qui claque, pas un toffee mou.
Finition â Incorporer les aromates hors feu â Retirer du feu et ajouter la vanille, puis les pignons, amandes, coco ou gingembre. Les aromates brĂ»leraient sur le feu. On mĂ©lange rapidement et de façon homogĂšne. Le caramel fige en moins d'une minute, donc il faut travailler vite.
Le pourquoiHors du feu, les aromates ne brûlent pas dans le caramel.
Service â Couler, marquer et durcir â Verser en petits tas ou Ă©taler mince sur le support huilĂ©, puis marquer les carrĂ©s au couteau mouillĂ© pendant que c'est encore souple, laisser refroidir complĂštement Ă tempĂ©rature ambiante et casser les morceaux le long des marques. On ne peut plus couper une fois dur, ça Ă©clate. La surface est brillante et encore mallĂ©able au moment de marquer, puis le caramel devient dur, opaque et claque. Se conserve en boĂźte hermĂ©tique au sec, l'humiditĂ© le rendant collant.
Le pourquoiMarquer tiĂšde permet de casser net une fois le caramel durci.
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