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Atlas Culinaire · Afrique du Sud · Afrique
Le digestif cap-hollandais à la naartjie : brandy, écorces de mandarine du Cap et épices macérés.
Trois lignes de fracture sont documentĂ©es. D'abord naartjie contre orange : le Dictionary of South African English cite une dĂ©finition de 1893 qui parle d'Ă©corce d'orange, tandis que celle de 1908 insiste sur la naartjie, et Hildagonda Duckitt (1891) et les cuisiniers du Cap tranchent pour la naartjie, la mandarine du Cap plus parfumĂ©e et lĂ©gĂšrement amĂšre, l'orange n'Ă©tant qu'une approximation d'exportation. Ensuite brandy contre witblits : la tradition capienne exige un brandy du Cap, KWV employant un potstill de cinq ans, et non du witblits, l'eau-de-vie de raisin blanche non vieillie, le vieillissement faisant la rondeur. Enfin maison contre commerciale : la version domestique de Duckitt macĂšre quatre semaines et ajoute un verre de rhum par bouteille pour arrondir, tandis que la version commerciale Bertrams puis KWV est un blend standardisĂ© Ă 34 % sans rhum, les puristes tenant la version maison Ă la naartjie fraĂźche pour supĂ©rieure quand KWV revendique la continuitĂ© du blender d'origine. Le nom lui-mĂȘme est un mystĂšre assumĂ©, entre la lĂ©gende du vieux capitaine de mer hollandais (Monsieur Untel) et le folklore du partage des honneurs entre familles rivales. Sources adossĂ©es dans sources[] (dsae.co.za, towerwateraandebreede.blogspot.com, kwv.co.za).
Fin de repas sur la stoep avec un koeksister, un melktert ou un café, ou versé sur une glace vanille ; bu en soet sopie aprÚs le dßner.
7/10 â Van der Hum est la liqueur locale la plus internationalement connue d'Afrique du Sud (dĂšs 1968) et un classique cap-hollandais, mais elle reste de niche hors du Western Cape et mĂ©connue Ă l'Ă©tranger face aux triple-secs.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
PrĂ©paration â PrĂ©lever l'Ă©corce â Peler la naartjie et retirer tout le blanc, le ziste, au couteau. Le ziste apporte une amertume rĂąpeuse qui domine la mandarine. L'Ă©corce doit ĂȘtre translucide et orange, le verso propre, pour un arĂŽme fruitĂ© net. S'il reste trop de blanc, faire sĂ©cher l'Ă©corce une nuit, le sĂ©chage concentrant l'huile et masquant le ziste.
Le pourquoiRetirer le ziste évite l'amertume qui écraserait la mandarine.
MacĂ©ration â Assembler la macĂ©ration â Dans un bocal en verre Ă couvercle hermĂ©tique, verser le brandy et le rhum, ajouter la cannelle, la cardamome, les clous et la muscade, puis l'Ă©corce. L'alcool extrait Ă froid les huiles essentielles et les Ă©pices sans les cuire. Les Ă©pices doivent ĂȘtre immergĂ©es, pour une infusion limpide qui se colore ambre. Des Ă©pices qui flottent se rĂšglent en secouant.
Le pourquoiL'alcool extrait à froid les huiles et les épices sans les cuire.
MacĂ©ration â MacĂ©rer quatre semaines â Laisser macĂ©rer quatre semaines dans un endroit tiĂšde, Ă l'abri de la lumiĂšre, en secouant chaque jour. La chaleur douce et l'agitation accĂ©lĂšrent l'extraction, et quatre semaines Ă©quilibrent agrumes et Ă©pices sans excĂšs de girofle. La couleur devient ambre-orangĂ© profond, le nez de mandarine Ă©picĂ©e, le liquide aromatique et non amer. GoĂ»ter Ă trois semaines : si le girofle domine, retirer les clous plus tĂŽt.
Le pourquoiLa macération longue équilibre agrumes et épices.
Filtration â Filtrer l'infusion â Passer au tamis fin, puis filtrer sur une mousseline fine. On Ă©limine les sĂ©diments et les sels d'Ă©pices qui troublent. Le liquide est clair, sans particules, brillant. Encore trouble, refiltrer sur un second linge ou un filtre Ă cafĂ©.
Le pourquoiLe filtrage retire les sédiments qui troubleraient la liqueur.
Sirop â Cuire et refroidir le sirop â Dissoudre 300 g de sucre dans 200 ml d'eau, porter Ă Ă©bullition et cuire quinze minutes, puis refroidir complĂštement avant de l'unir Ă l'alcool. La cuisson concentre le sirop et Ă©vite la cristallisation, et un sirop chaud ferait s'Ă©vaporer l'alcool et l'arĂŽme. Le sirop est nappant lĂ©ger, Ă fil court, et le bocal froid au toucher avant l'assemblage. Trop Ă©pais, un filet d'eau chaude ; jamais mĂ©langer chaud.
Le pourquoiLe sirop refroidi préserve l'alcool et les arÎmes à l'assemblage.
Assemblage â Assembler la liqueur â Verser l'infusion filtrĂ©e dans le sirop froid et mĂ©langer. Le sucre arrondit l'alcool et fixe les arĂŽmes. La liqueur est homogĂšne et ambrĂ©e, Ă l'Ă©quilibre sucre-alcool autour de 30 Ă 34 %. Trop sucrĂ©, allonger de brandy ; trop sec, un filet de sirop. GoĂ»ter pour ajuster.
Le pourquoiLe sucre arrondit l'alcool et fixe les arÎmes d'agrume et d'épices.
Affinage â Embouteiller et affiner â Embouteiller en bouteilles stĂ©rilisĂ©es et affiner deux semaines avant de servir. Le repos marie agrumes, Ă©pices et sucre, ce mellowing arrondissant l'ensemble. Le nez devient fondu, sans le picotement de l'Ă©pice crue, pour un digestif rond de mandarine confite et d'Ă©pices douces. Encore vif, laisser vieillir plus longtemps, la liqueur se bonifiant des mois.
Le pourquoiL'affinage marie et arrondit agrumes, épices et sucre.
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Sourcer ou se taire
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