OM
Le plat du quotidien et des grandes tablées omanaises — basmati safrané sur dôme communautaire, poulet rissolé au bharat maison, citron noir loomi qui parfume tout le pot.
L'âme nocturne de la corniche de Mutrah — petits dés de bœuf marinés au tamarin et bharat omanais, grillés au charbon dans des barils découpés, badigeonnés de sauce ukwaju acidulée, héritage du Sultanat de Zanzibar (1698-1856) ramené à Mascate par les marchands d'Oman.
Le shuwa omanais — agneau qui s'endort 24-48h sous la terre du désert d'Oman, marinade signature aux épices bizar al-shuwa, retour des hommes au lever du jour de l'Eid pour déterrer la fête.
La 'halwa du Sultan' — gel ambré pétri 4 heures dans un mirjal de cuivre, parfumé au safran iranien et à l'eau de rose du Jabal Akhdar, signature de toute hospitalité omanaise depuis le XVIIe siècle.
Le kanad (kingfish) embroché entier sur les braises de la côte d'Oman — peau caramélisée au curcuma, chair nacrée fumante, sur un lit de riz au citron tressé de cajous grillés.
Le réconfort cardamomé du Dhofar — riz et poulet battus à la cuillère de bois jusqu'à la texture nuage, couronnés de ghee fumant à la cardamome et oignons frits dorés.
Le réconfort doré des matins d'Aïd à Nizwa — farine de blé torréfiée à l'or roux, fondue dans le ghee à la cardamome, sucrée aux dattes Khalas, parfumée d'eau de rose et couronnée de pistaches.
L'âme liquide d'Oman — un café d'or pâle, parfumé à la cardamome verte du Jebel Akhdar et à l'eau de rose, servi par 3 gorgées dans le finjan, jamais sans dattes.
La 'mariée' du mendiez omanais — riz et poulet cuits si longtemps qu'ils fusionnent en pâte soyeuse, arrosée de ghee fumant et accompagnée de tarsha aux raisins-tamarin.
Le bijou ambré du Sultanat — pâte translucide cuivrée, brillante de ghee, mâchée comme une gomme parfumée à l'eau de rose et constellée d'amandes — la signature gourmande d'Oman.