Chargement de l’atlas
New York, 1916. Un barman cherche la couleur du ciel à l'aube de l'aviation. Une liqueur de violette donne au verre un bleu pâle de haute altitude — puis, oubliée pendant 80 ans, elle a failli emporter le secret avec elle.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Violette à la goutte : juste assez pour le ciel pâle et le nez floral, pas pour le bonbon.
Le shake refroidit et dilue un cocktail qui se boit glacé.
« Up » et sans glace : on admire la robe bleu pâle.
Acte I · L'Origine
L'Aviation est consigné par Hugo Ensslin, barman du Hotel Wallick à New York, dans « Recipes for Mixed Drinks » (1916) : gin, jus de citron, marasquin et crème de violette, cette dernière teintant le cocktail d'un bleu céleste.
Mais le « Savoy Cocktail Book » (1930) supprime la violette — introuvable hors d'Amérique — et l'Aviation devient un simple sour au marasquin, incolore, pendant des décennies. Ce n'est qu'avec le retour de la crème de violette sur le marché dans les années 2000 que l'Aviation a retrouvé sa couleur et son nom : un classique ressuscité, fragile et élégant.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
L'Aviation tient sur un fil : trop de marasquin ou de violette et il devient parfumé comme un savon. Un gin sec, du citron pressé, une pointe de marasquin, quelques gouttes de violette pour la couleur et le nez. Secoué, servi « up », cerise au fond. Dosage à la goutte.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
Last WordL'équilibre en parts égales : gin, Chartreuse, marasquin, citron vert.Clover ClubLe sour au gin et fruit rouge, mousse de blanc d'œuf.White LadyLe sour au gin et Cointreau, sans la violette.Sources
International Bartenders Association, fiche officielle « The Unforgettables » · IBA