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La Nouvelle-Orléans, fin du XIXᵉ. Gin, citron, sucre, secoués à s'en faire mal au bras, puis allongés de soda. Le « fizz », c'est le pétillement — et au Ramos, on shakait douze minutes pour une mousse de nuage.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Le dry shake aère et monte la texture avant le froid.
Plus tu secoues fort, plus la mousse sera dense.
Le Gin Fizz se sert sans glaçon : c'est le shake qui a fait le froid.
Le soda fait gonfler la mousse en un dôme blanc, signature du fizz.
Acte I · L'Origine
Le Fizz est un cousin du sour, allongé de soda : un alcool, du citron, du sucre, secoués et « fizzés ». Le Gin Fizz apparaît dans les manuels de bar américains de la fin du XIXᵉ siècle (déjà chez Jerry Thomas).
Sa version mythique est le Ramos Gin Fizz, créé par Henry C. Ramos à La Nouvelle-Orléans en 1888 : avec blanc d'œuf, crème, eau de fleur d'oranger, secoué interminablement pour une mousse aérienne. Le Gin Fizz simple, lui, reste le rafraîchissant par excellence : vif, mousseux, désaltérant.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
Le Gin Fizz se boit sans glace dans le verre, juste un nuage de mousse : gin, citron pressé, sucre, secoués FORT, filtrés dans un verre droit, puis un trait de soda qui fait remonter la mousse. Pas de glaçon : le froid vient du shake. À boire vite.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
Ramos FizzLe fizz suprême de La Nouvelle-Orléans : crème, fleur d'oranger, mousse-nuage.French 75Le même gin-citron, allongé de champagne au lieu de soda.John CollinsLe grand frère long, servi sur glace dans un verre haut.Sources
International Bartenders Association, fiche officielle « The Unforgettables » · IBA