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Paris, lendemain de la Grande Guerre. Un officier arrive au bar dans le side-car de sa moto et réclame de quoi se réchauffer avant dîner. Cognac, Cointreau, citron : l'élégance sèche d'une autre époque, dans un verre au bord sucré.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Le sucre adoucit l'attaque acidulée — à demi, pour avoir le choix.
Pars sur 2:1:1 (cognac:Cointreau:citron) et ajuste : trop de Cointreau et c'est trop doux.
Le shake refroidit et dilue : le Sidecar se boit glacé et vif.
Acte I · L'Origine
Le Sidecar est l'un des grands classiques de l'entre-deux-guerres, et l'un des plus disputés : le Ritz Paris (Frank Meier), le Buck's Club de Londres (Pat MacGarry) et le Harry's New York Bar de Paris (Harry MacElhone) en revendiquent tous la paternité. MacElhone lui-même attribue d'abord le verre à MacGarry, puis se l'attribue dans des éditions ultérieures.
Les premières recettes imprimées datent de 1922 (Robert Vermeire et MacElhone). Deux écoles s'affrontent : la « française » à parts égales (1:1:1) et l'« anglaise » (Savoy Cocktail Book, 1930) à 2:1:1, plus sèche et axée cognac. Membre de la famille des daisies au cognac, le Sidecar est l'archétype du cocktail chic d'avant-guerre.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
Le Sidecar se juge à l'équilibre : un bon cognac, du Cointreau, du citron pressé minute, secoués et servis « up ». Le bord sucré est facultatif (et discuté) : à demi, comme la Margarita, pour choisir sa gorgée. Trop de Cointreau et il devient sirop ; bien dosé, c'est de la dentelle.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
MargaritaLa même daisy, version tequila.White LadyLa daisy au gin : gin, Cointreau, citron.Between the SheetsLe Sidecar renforcé d'un trait de rhum.Sources
International Bartenders Association, fiche officielle « The Unforgettables » · IBA