Chargement de l’atlas
1953. Dans le tout premier roman de James Bond, *Casino Royale*, 007 dicte sa formule au barman : gin, vodka, Kina Lillet, « secoué, pas remué ». Il la baptise Vesper, du nom de l'espionne qui le trahira.
L'Établi
La manière
↳ change la manière, la composition et les gestes suivent.Le Geste · accompagné
Un gin bien sec et corsé (London Dry) tient tête à la dilution du shake.
Fleming le veut secoué : plus froid, plus dilué, un voile glacé — à l'inverse du Martini remué.
« Up » et glacial, sans glace dans le verre.
L'huile de citron pose un nez d'agrume sur la puissance de l'alcool.
Acte I · L'Origine
Le Vesper est né de la plume d'Ian Fleming : dans « Casino Royale » (1953), James Bond invente le cocktail et le nomme d'après Vesper Lynd. La recette dictée est précise — trois mesures de gin, une de vodka, une demie de Kina Lillet, secoué très froid avec un zeste de citron.
C'est l'un des rares cocktails passés de la fiction à la réalité. Problème : le Kina Lillet d'origine, plus amer (à la quinine), n'existe plus tel quel ; on le remplace par le Lillet Blanc (plus doux) avec parfois un trait de quinquina. Puissant, glacial, « shaken not stirred » à rebours de tous les usages du Martini : le Vesper est un manifeste autant qu'un verre.
Acte II · La Querelle
Profil de goût
Popularité dans le temps
La Glose du Gardien
Le Vesper est un Martini boosté : gin ET vodka, plus une touche de Lillet. Très froid, servi « up », long zeste de citron. Fleming le voulait secoué — hérésie pour le Martini, mais c'est SA signature. Costaud : un seul suffit, comme le disait Bond lui-même.
— Le Mixologue, Gardien du BarActe III · La Descendance
Dry MartiniLe maître-étalon : gin, vermouth, remué.MartinezL'ancêtre sucré du Martini : Old Tom, vermouth doux, marasquin.TuxedoLe Martini habillé d'absinthe et de marasquin.Sources
International Bartenders Association, fiche officielle « Contemporary Classics » · IBA