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Atlas Culinaire · Uruguay · Amériques
Deux sablĂ©s Ă la maĂŻzena, cĆur dulce de leche, manteau de chocolat â l'icĂŽne sucrĂ©e du RĂo de la Plata.
Le mot 'alfajor' vient de l'arabe andalou « al-hasĂș » (« le farci ») : Nebrija le consigne dĂšs son dictionnaire latin-espagnol de 1492 sous la graphie 'alfaxor', preuve qu'il circulait dĂ©jĂ en al-Ăndalus avant le saut atlantique (es.wikipedia.org/wiki/Alfajor_(España)). Mais c'est la version moderne â deux sablĂ©s, dulce de leche, chocolat â qui dĂ©chire Argentins et Uruguayens. Argentine revendique l'invention via Havanna, fondĂ©e Ă Mar del Plata le 6 janvier 1948, qui a popularisĂ© le format sandwich enrobĂ© chocolat (lanacion.com.ar : « c'est en Argentine qu'on lui a incorporĂ© le dulce de leche et donnĂ© cette forme de sandwich »). L'Uruguay rĂ©plique avec ses marques iconiques nĂ©es dans les annĂ©es 1970-1990 â Portezuelo, Punta Ballena (Adolfo Flangini, 1983, 75 % du marchĂ© uruguayen dans les annĂ©es 90), Ăguila â et une silhouette plus gĂ©nĂ©reuse en biscuit qu'en chocolat (cronista.com, todouruguay.net). Trancher 'qui a inventĂ©' n'a guĂšre de sens : l'alfajor moderne est rio-platense, co-construit de chaque cĂŽtĂ© du fleuve. Le vrai marqueur uruguayen reste le ratio biscuit/dulce de leche plus dense et la prĂ©dilection pour le 'nieve' (meringue blanche) face au triple chocolat marplatense de Havanna.
CafĂ© noir court, mate cocido, ou chocolat chaud Ă©pais l'hiver â surtout pas d'alcool, c'est un goĂ»ter.
Trois marques uruguayennes structurent le rayon kiosque : Punta Ballena (Adolfo Flangini, 1983, jusqu'Ă 75 % de part de marchĂ© dans les annĂ©es 90), Portezuelo et Ăguila â concentrĂ©es dans les dĂ©partements de Montevideo, Maldonado et Lavalleja. Les Sierras de Minas (Lavalleja) sont la zone artisanale rĂ©putĂ©e. L'Uruguay dĂ©fend une silhouette plus gĂ©nĂ©reuse en biscuit que l'argentin Havanna (Mar del Plata, 1948), et raffole de la version 'nieve' (meringue blanche).
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Battre le beurre pommade et le sucre glace au batteur jusqu'Ă blanchiment (3 min). Incorporer les jaunes un Ă un, puis le cognac et le zeste de citron.
Tamiser maïzena + farine + levure + sel. Incorporer aux poudres en mélangeant briÚvement à la maryse, sans corser la pùte.
Former un disque, filmer, reposer 1 h minimum au frigo (idéalement 2 h).
Ătaler Ă 5-6 mm entre deux feuilles de papier cuisson. DĂ©tailler des disques de 5 cm (24 disques pour 12 alfajores).
Disposer sur plaque, espacer de 2 cm. Cuire 10-12 min Ă 170 °C chaleur tournante : les biscuits doivent rester PĂLES, Ă peine dorĂ©s sur les bords.
Laisser refroidir COMPLĂTEMENT sur grille (au moins 30 min). Pocher 30 g de dulce de leche repostero au centre d'un disque, recouvrir d'un second, presser lĂ©gĂšrement pour que le dulce affleure le bord.
le dulce fige, l'enrobage tiendra.
Tempérer le chocolat noir (méthode ensemencement : fondre 2/3 à 45 °C au bain-marie, ajouter 1/3 haché, descendre à 28 °C, remonter à 31-32 °C). Plonger chaque alfajor à la fourchette, égoutter, déposer sur papier guitare ou Silpat.
JAMAIS au frigo (le chocolat blanchit, le biscuit prend l'humidité).
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