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Atlas Culinaire · Allemagne · Europe
Des rondelles de pomme évidées, robées d'une pâte à beignet légère, frites dorées et roulées dans le sucre-cannelle.
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Épluchez (ou non) les pommes, évidez le coeur au vide-pomme pour percer un trou net, puis coupez des rondelles régulières d'environ 1 cm et citronnez-les. Le trou central permet une friture homogène et donne la forme d'anneau caractéristique ; les tranches doivent être fermes, uniformes et brillantes de citron. Cible : des anneaux épais et réguliers. Si une rondelle se casse, gardez-la pour l'enrobage direct, elle frira quand même.
Séparez les oeufs ; mélangez farine, sel, sucre, jaunes et bière brune en un ruban lisse sans grumeaux, puis laissez reposer 10 minutes. Le gaz de la bière commence à gonfler la pâte et le gluten se détend ; la pâte doit napper le dos d'une cuillère et retomber en ruban continu. Cible : une pâte fluide mais couvrante. Si elle est trop épaisse, allongez d'un filet de bière ; trop liquide, ajoutez une cuillère de farine.
Montez les deux blancs en neige ferme avec une pincée de sel, puis incorporez-les délicatement à la pâte à la maryse juste avant de frire. L'air des blancs rend la pâte mousseuse et lui donne une croûte soufflée qui reste croustillante ; la pâte devient plus pâle et plus légère. Cible : une pâte aérienne sans traînée blanche. Si vous voyez des grumeaux de blanc, pliez encore une ou deux fois, sans écraser.
Chauffez l'huile (ou le saindoux) à 175 °C dans une casserole haute ; testez avec une goutte de pâte, qui doit remonter aussitôt en grésillant sans brunir d'un coup. La bonne température scelle la croûte immédiatement et empêche la pâte de boire l'huile ; l'huile frémit à peine et embaume. Cible : 175 °C stables. Si l'huile fume, elle est trop chaude (baissez), si la pâte coule au fond, elle est trop froide.
Épongez les rondelles, farinez-les légèrement puis trempez-les dans la pâte pour un enrobage complet et plongez-les aussitôt dans le bain sans surcharger. Elles remontent, gonflent et dorent ; retournez-les à mi-cuisson. On fait cuire par petites fournées pour garder la température du bain ; la croûte passe au blond doré et croustille. Cible : des beignets dorés, gonflés, cuits à coeur. Si la pâte glisse, c'est que la rondelle était humide : farinez mieux.
Déposez les beignets en une seule couche sur du papier absorbant, laissez-les tiédir 30 secondes puis roulez-les dans le mélange sucre-cannelle pour qu'il adhère sans fondre. La chaleur résiduelle fait accrocher le sucre parfumé qui craque sous la dent ; les beignets brillent de cristaux ambrés. Cible : un enrobage régulier, croustillant. Si le sucre glisse, les beignets étaient trop chauds (il fond) ou trop froids (il n'accroche pas).
Servez sans attendre, empilés dans un plat chaud, éventuellement avec une crème vanille ou une compote ; dans la tradition sud-allemande, c'est un plat sucré complet à lui seul. Le contraste croûte chaude/pomme fondante fait tout le plaisir ; la vapeur s'échappe à la coupe. Cible : des beignets brûlants, croustillants dehors, moelleux dedans. Si vous devez patienter, gardez-les au four à 80 °C, porte entrouverte, jamais couverts.
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Sourcer ou se taire
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