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Atlas Culinaire · Indonésie · Asie
Le zongzi indonésien du festival Peh Cun, pyramide de riz gluant fourré liée en feuille de bambou
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Faites tremper le riz gluant plusieurs heures (idĂ©alement une nuit) et les feuilles de bambou dans l'eau tiĂšde, puis brossez et blanchissez les feuilles : le riz doit devenir opaque et gonflĂ©, les feuilles souples et propres. On Ă©goutte le riz avant l'assemblage. Si les feuilles restent cassantes, prolongez le blanchiment â une feuille sĂšche craque au pliage et laisse fuir le riz.
Faites revenir l'Ă©chalote et l'ail, ajoutez la viande coupĂ©e en dĂ©s, les shiitake, le cinq-Ă©pices, le kecap manis et la sauce soja, et laissez mijoter jusqu'Ă ce que la viande soit tendre et laquĂ©e et le liquide rĂ©duit : la farce doit ĂȘtre brun foncĂ©, parfumĂ©e et brillante. On la cuit presque Ă sec pour qu'elle ne dĂ©trempe pas le riz. Si elle reste liquide, prolongez la rĂ©duction â une farce trop humide fait Ă©clater la pyramide.
Faites revenir briĂšvement le riz Ă©gouttĂ© dans un peu d'huile avec un trait de kecap et le jus de la farce, jusqu'Ă ce qu'il s'imprĂšgne et prenne une teinte ambrĂ©e : les grains doivent luire et ĂȘtre assaisonnĂ©s sans cuire. On enrobe juste le riz. Si le riz colle au fond, remuez sans cesse â il n'est pas encore cuit, seulement parfumĂ©.
Superposez deux feuilles de bambou et pliez-les en cĂŽne serrĂ©, la pointe bien fermĂ©e : le cornet doit tenir sans fuite quand on le remplira. On forme un entonnoir rĂ©gulier. Si la pointe s'ouvre, le riz s'Ă©chappera Ă la cuisson â repliez plus serrĂ© et vĂ©rifiez le fond.
DĂ©posez une couche de riz au fond du cĂŽne, creusez un puits, ajoutez la farce, un morceau de jaune d'Ćuf salĂ© et une chĂątaigne, puis recouvrez de riz sans tasser Ă l'excĂšs : la garniture doit ĂȘtre enfouie au centre et le riz laisser de la place pour gonfler. On ne remplit qu'aux trois quarts. Si l'on tasse trop, le riz n'a pas la place de cuire et reste dur au cĆur.
Rabattez les feuilles sur le riz pour former une pyramide triangulaire et ficelez fermement chaque bacang : la ligature doit ĂȘtre serrĂ©e et le paquet compact, sans jour. On tire bien la ficelle. Si le nĆud est lĂąche, la pyramide s'ouvre dans l'eau bouillante et le riz se disperse â ficelez comme un colis.
Immergez complĂštement les bacang dans une grande marmite d'eau bouillante salĂ©e et laissez cuire deux Ă trois heures Ă frĂ©missement soutenu, en rajoutant de l'eau chaude pour qu'ils restent couverts : le riz doit devenir translucide, tendre et parfaitement liĂ©. On vĂ©rifie qu'un bacang est ferme et cuit Ă cĆur. Si l'eau baisse et dĂ©couvre les paquets, le riz cuit inĂ©galement et reste cru en haut.
Sortez les bacang, suspendez-les pour les Ă©goutter et laissez-les tiĂ©dir avant d'ouvrir la feuille : le riz doit se dĂ©mouler en pyramide compacte et parfumĂ©e au bambou, le jaune d'Ćuf dorĂ© au cĆur. On les sert tiĂšdes, Ă©ventuellement avec de la sauce soja ou du sambal. Si le riz colle Ă la feuille, laissez reposer encore un peu â un bacang trop chaud se dĂ©chire Ă l'ouverture.
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Sourcer ou se taire
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