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Atlas Culinaire · Indonésie · Asie
Le porridge sacré du nord de Bali : riz au santan, poulet effiloché épicé et urab croquant, jadis réservé aux cérémonies de Tejakula.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Pilez échalotes, ail, piments, curcuma grillé, kemiri, terasi, coriandre et poivre en une pùte fine. Cette base genep donne au bouillon sa couleur dorée et son parfum balinais complexe. La pùte devient jaune-orangé et embaume les rhizomes et la crevette. Vous cherchez une bumbu lisse, sans morceaux crus. Si elle accroche au mortier, une lichette d'huile facilite le broyage. Grillez la terasi et le curcuma au préalable pour arrondir leurs arÎmes.
Faites revenir la base genep dans un peu d'huile jusqu'Ă ce que l'huile se sĂ©pare, ajoutez les cuisses, le salam et le galanga, puis couvrez d'eau et laissez mijoter jusqu'Ă ce que le poulet soit tendre. La cuisson dans la bumbu imprĂšgne la chair et bĂątit un bouillon parfumĂ©. Le liquide prend une teinte dorĂ©e et le poulet se dĂ©tache de l'os. Vous visez un bouillon savoureux et une viande fondante. Ăcumez au besoin ; si le bouillon rĂ©duit trop, rallongez d'eau chaude.
Ăgouttez les cuisses, laissez-les tiĂ©dir puis effilochez la chair Ă la main en fins filaments, en Ă©cartant peau et os. L'effilochage Ă la main respecte le grain de la viande, mieux qu'un couteau. Les filaments doivent rester imprĂ©gnĂ©s d'Ă©pices et souples. Vous cherchez un ayam sisit moelleux et parfumĂ©. Si la viande semble fade, refaites-la sauter une minute avec une cuillĂšre de base genep rĂ©servĂ©e pour la relever.
Versez le riz rincĂ© dans le bouillon de poulet filtrĂ© et laissez cuire Ă feu doux en remuant souvent, jusqu'Ă ce que les grains Ă©clatent en porridge, puis incorporez le santan et le sel. Le remuage empĂȘche le riz d'attacher et le santan ajoutĂ© tard Ă©vite qu'il ne tranche. Le mĂ©lange Ă©paissit en une bouillie crĂ©meuse et nappante. Vous visez un porridge onctueux mais encore lĂ©gĂšrement granuleux, marque du mengguh. S'il devient trop Ă©pais, dĂ©tendez d'un peu de bouillon ; trop liquide, poursuivez la cuisson.
Blanchissez les haricots longs coupés et les germes de soja, puis mélangez-les à la coco rùpée assaisonnée d'un reste de base genep et de citron vert. L'urab apporte le croquant végétal et la fraßcheur qui équilibrent le porridge riche. Les légumes doivent rester fermes et colorés, la coco parfumée. Vous cherchez une garniture vive et croquante. Si l'urab paraßt sec, ajoutez un filet d'huile de coco ; s'il manque de peps, relevez de citron vert et de sel.
Faites griller à sec les cacahuÚtes et torréfiez la coco (serundeng) jusqu'à couleur dorée et parfum de noisette. La torréfaction réveille les arÎmes et apporte le croustillant final du dressage. Les cacahuÚtes brunissent et la coco embaume. Vous visez des garnitures croustillantes et dorées, jamais brûlées. Surveillez sans cesse : la coco passe du doré au brûlé en quelques secondes. Retirez du feu dÚs la bonne couleur atteinte.
Déposez le bubur chaud dans les bols, couronnez d'ayam sisit, d'urab, de cacahuÚtes, de serundeng et d'échalotes frites, puis nappez d'une louche de bouillon de poulet épicé. Le montage en couches offre à chaque cuillÚre porridge, viande, croquant et bouillon. L'ensemble doit fumer, doré et généreusement garni. Vous cherchez un bol équilibré, gurih et légÚrement pimenté. Servez aussitÎt : le mengguh se déguste chaud, jadis sur une feuille de bananier lors des cérémonies de Tejakula.
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Sourcer ou se taire
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